L'Allemagne accepte le plan d'aide à la Grèce

  |  Radio-Canada avec Associated Press et Reuters
La chancelière Angela Merkel est entourée de députés allemands lors du vote sur le deuxième plan d'aide à la Grèce La chancelière Angela Merkel est entourée de députés allemands lors du vote sur le deuxième plan d'aide à la Grèce  Photo :  AFP/John MacDougall

Les députés allemands ont approuvé lundi le deuxième plan d'aide international de 130 milliards d'euros (174 milliards de dollars) à la Grèce.

Le texte a été adopté par 496 voix. 90 députés ont voté contre et 5 se sont abstenus.

Avant le vote, Angela Merkel a pris la parole devant les élus pour affirmer qu'il serait « irresponsable » d'exposer l'Allemagne, la zone euro et le monde aux conséquences inconnues d'une faillite grecque. La chancelière a toutefois reconnu que « personne ne peut garantir à 100 % le succès » du nouveau plan, même s'il présente plus d'opportunités que de risques.

Le renflouement de la Grèce est toutefois impopulaire en Allemagne.

L'agence Standard & Poor's a annoncé lundi abaisser la note à long terme CC et la note à court terme C de la Grèce à SD, correspondant à un « défaut de paiement sélectif ». L'agence Fitch avait abaissé mercredi dernier la note à long terme de la Grèce de CCC à C, à seulement un cran au-dessus du défaut, après l'annonce d'un plan d'échange obligataire visant à alléger l'endettement du pays.

Méfiance envers les banques grecques

Par ailleurs, les entreprises et les particuliers ont continué à retirer leurs avoirs des banques grecques en janvier, selon des chiffres publiés par la Banque centrale européenne.

Les dépôts effectués par le secteur privé auprès des banques grecques ont reculé de près de 3 % en janvier, pour un total de 174,9 milliards d'euros (234,1 milliards de dollars). Le niveau des dépôts est le plus bas à être enregistré depuis novembre 2006.

Dans d'autres pays de la zone euro, tels que l'Espagne, l'Irlande et l'Italie, les dépôts ont également légèrement baissé le mois dernier. Au Portugal, ils ont augmenté de manière infime, à 233 milliards d'euros (312 milliards de dollars).

À l'exception du Portugal, les dépôts placés dans les banques de ces pays ont baissé de manière significative l'an dernier.

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