Mark Carney (archives)
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PC/Graham Hughes
Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a défendu vendredi la façon dont la banque centrale fixe ses taux d'intérêt, soulignant que sa stratégie peut être utilisée dans un grand nombre de situations.
Dans un discours prononcé à New York, Mark Carney a déclaré que les faibles taux d'intérêt sur de longues périodes de temps peuvent nuire au jugement financier, incitant les entreprises et les particuliers à reporter le remboursement de leurs dettes.
Il a souligné que les règles de la banque centrale permettent une flexibilité dans la façon de gérer ces problématiques.
Alors que la première ligne de défense est la régulation et la supervision, M. Carney affirme que les politiques monétaires peuvent être utilisées dans les situations de déséquilibre qui auraient des répercussions sur l'économie mondiale.
M. Carney a précisé que les banques canadiennes travaillent à renforcer leurs bilans financiers pour atteindre les accords de Bâle III avant la date prévue, alors que le gouvernement fédéral a resserré les règles encadrant les prêts hypothécaires pour éviter que les consommateurs n'empruntent au-dessus de leurs moyens.
La banque centrale a récemment complété une révision de ses politiques monétaires et réaffirmé sa position sur ses objectifs d'inflation. La banque projette ainsi de maintenir l'inflation à un objectif à moyen terme, tout en limitant la volatilité dans d'autres secteurs de l'économie.
M. Carney a insisté sur la nécessité d'une approche claire et transparente pour atteindre l'inflation souhaitée.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a déclaré que les taux de ses fonds devraient demeurer à des taux exceptionnellement bas, au moins jusqu'à la fin de l'année 2014.
« Des politiques d'avant-garde au sein d'un cadre flexible ont aidé la Banque du Canada à fournir une motivation additionnelle lorsque c'était nécessaire, et pourraient aider la Fed à faire de même. L'expérience de la Fed avec des taux d'intérêt planifiés dans les périodes conventionnelles, lorsque ce sera le cas, est un aspect qu'on observera avec intérêt », a précisé Mark Carney.
Le taux cible pour le financement à un jour de la Banque du Canada a été fixé à 1 % pour plus d'un an.
L'inflation a atteint 2,5 % en janvier, notamment à cause de la hausse des prix de l'essence.
L'inflation qui exclut les produits de consommation plus volatiles, comme les aliments et l'essence, a grimpé à 2,1 %, soit un cran de plus que l'objectif de la Banque du Canada.