Des précisions sur les mesures demandées à la Grèce

Le premier ministre grec Lucas Papademos arrive à une réunion à Athènes mardi. Le premier ministre grec Lucas Papademos arrive à une réunion à Athènes mardi.   © AFP/Aris Messinis

Les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce ont détaillé dans un mémorandum les économies et réformes qu'Athènes doit réaliser pour obtenir un second plan d'aide de 130 milliards d'euros (171 milliards de dollars), selon un document préliminaire auquel l'Associated Press a eu accès mardi.

Ces mesures s'inscrivent dans le nouveau programme d'austérité voté au Parlement grec dimanche, qui prévoit au total 3,3 milliards d'euros d'économies (4,3 milliards de dollars). Les créanciers d'Athènes, soit l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCI) et le Fonds monétaire international (FMI), exigent que la Grèce mette en oeuvre une partie de ces changements avant de recevoir le second prêt dont le pays a besoin pour éviter un défaut de paiement fin mars.

La Grèce doit ainsi réaliser 2,6 milliards d'euros d'économies (3,4 milliards de dollars) avant d'avoir toute nouvelle aide internationale. Le mémorandum évoque notamment des réductions de dépenses de 1 milliard d'euros (1,3 milliard de dollars) dans le secteur de la santé et de 300 millions d'euros (394 millions de dollars) dans la défense, tandis qu'une baisse des dépenses du gouvernement et des frais liés aux élections devrait permettre d'épargner 270 millions d'euros (355 millions de dollars).

Le document précise qu'Athènes doit aussi réduire de 400 millions d'euros (525 millions de dollars) le budget alloué aux investissements publics. En outre, la Grèce doit trouver pour 325 millions d'euros d'économies supplémentaires (427 millions de dollars) pour respecter ses objectifs de désendettement.

Le mémorandum de 49 pages dresse également la liste des nombreuses mesures qui devront être appliquées par Athènes après le déblocage de sa prochaine tranche de prêts, notamment des réformes structurelles censées renforcer la compétitivité du pays.

Selon le document, l'État grec doit vendre les parts qu'il détient dans des entreprises publiques, à l'exception des infrastructures de réseau essentielles. La Grèce s'est engagée à instaurer un plan de privatisation de 50 milliards d'euros (66 milliards de dollars), mais a peu avancé dans le dossier.

Les ministres des Finances des 17 pays de l'Union européenne devaient signer le mémorandum durant une réunion prévue mercredi à Bruxelles, mais la rencontre a finalement été annulée mardi, Athènes n'ayant pas rempli toutes les exigences de ses partenaires, selon le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

L'Eurogroupe n'a pas encore reçu d'information du gouvernement grec sur la manière dont il compte trouver les 325 millions d'économies additionnelles, a expliqué M. Juncker. Il a également précisé ne pas avoir reçu l'assurance des dirigeants de la Nouvelle Démocratie, le parti grec de droite, qu'ils mettraient en place le programme après les élections générales prévues en avril.

M. Juncker a indiqué que les ministres des Finances s'entretiendraient au cours d'une simple téléconférence mercredi.

The Associated Press

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