Un édifice incendié à Athènes dimanche
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AFP/Angelos Tzortzinis
Les principaux indices boursiers européens affichaient des gains de 0,5 % à 1 % lundi matin, au lendemain de l'adoption par la Grèce d'un autre plan d'austérité en pleines émeutes.
La Commission européenne a d'ailleurs « salué » ces nouvelles mesures qui étaient conditionnelles à ce qu'Athènes reçoive une aide de 130 milliards d'euros pour éviter un défaut de paiement. Ce vote de dimanche « exprimait la détermination du pays à mettre fin à la spirale de la dette », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.
Lundi, les rues de la capitale grecques étaient toujours jonchées de pierres et de débris de verres à la suite de la nuit de violence de la veille. Pendant que les élus adoptaient d'autres mesures d'austérité, totalisant des économies de 3,3 milliards de dollars, des milliers de manifestants dénonçaient ces nouvelles mesures, dont le recul de 22 % du salaire minimum et la réduction des prestations de retraite.
Selon la police, quelque 150 magasins ont été pillés à Athènes et une cinquantaine de bâtiments ont été incendiés, dont l'un des plus anciens cinémas de la capitale. Une centaine de personnes ont été blessées, dont 68 policiers. « Nuit de terreur à l'intérieur et à l'extérieur du Parlement », titrait le quotidien conservateur Eleftheros Typos en première page lundi.
Des manifestations violentes se sont aussi produites dans le reste du pays, comme à Thessalonique, dans l'île de Corfou et en Crète.
Le premier ministre grec, Lucas Papadémos a dénoncé ces violences. « Le vandalisme, la violence et la destruction n'ont pas leur place dans un pays démocratique et ne seront pas tolérés », a-t-il dit devant le Parlement.
D'ailleurs, le porte-parole du gouvernement, Pantelis Kapsis, a annoncé la tenue d'élections anticipées en avril. Le mandat de l'actuel gouvernement de coalition pouvait techniquement durer jusqu'en octobre 2013.