Le premier ministre grec Lucas Papadémus
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AFP/Menelaos Myrillas
Le gouvernement de coalition grec a approuvé le projet de loi sur le nouveau plan d'austérité de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, vendredi, alors que plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale et que cinq ministres ont présenté leurs démissions pour dénoncer ce plan.
Le projet de loi doit maintenant faire l'objet d'un vote au parlement, dimanche.
Plus tôt vendredi, les ministres du parti d'extrême droite LAOS, qui fait partie de la coalition gouvernementale, ont donné leur démission. Le chef du parti, Georges Karatzaféris, avait déjà annoncé qu'il ne donnerait pas son appui au nouveau plan d'austérité. Il propose par ailleurs que le représentant du FMI en Grèce soit déclaré « persona non grata ».
La secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Marilisa Xenogiannakopoulou, une socialiste du Pasok, a elle aussi donné sa démission. Son parti a toutefois appelé ses élus à soutenir le plan de rigueur, pour éviter une faillite de la Grèce.
Devant ces démissions, le premier ministre Lucas Papadémos a déclaré que les ministres qui n'étaient pas d'acord avec le plan de sauvetage de la Grèce ne devait pas demeurer au sein du gouvernement.
Une bombe de pétrole a explosé près de policiers pendant les affrontements de vendredi.
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AFP/MAX GYSELINCK
Manifestations contre l'austérité
Au cours de la journée, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues d'Athènes en réponse à l'appel lancé par les syndicats pour dénoncer de nouvelles mesures d'austérité.
17 000 personnes, d'après la police, se sont rassemblées dans deux cortèges distincts qui se sont dirigés près du Parlement. Les manifestants criaient des slogans contre les mesures d'austérité, notamment la baisse de 22 % du salaire minimum et la suppression d'un emploi sur cinq dans la fonction publique.
Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté sur la place de la Constitution, devant le Parlement. Le premier syndicat de police, qui accuse le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne de porter atteinte à la démocratie et à la souveraineté nationale, a toutefois averti qu'il n'avait plus l'intention d'agir contre ses « frères ».
Les transports en commun et les différents services publics étaient paralysés.
Nouvelles mesures d'austérité
Jeudi, le gouvernement grec s'est entendu avec ses créanciers institutionnels sur de nouvelles mesures d'austérité en contrepartie d'un plan d'aide de 130 milliards d'euros. Le Parlement doit encore entériner cette entente par un vote ce week-end.
Parmi ces nouvelles mesures, on retrouve la réduction des prestations de retraite. Ces changements « vont être le tombeau de la société grecque », ont dénoncé les syndicats. Ces derniers estiment que le gouvernement n'a pas la légitimité pour imposer ces nouvelles mesures d'austérité.
La Grèce est en récession depuis cinq ans. Athènes s'attend à ce que son produit intérieur brut se contracte de 4 à 5 % cette année. Le pays doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'emprunts qui arrivent à échéance le mois prochain et ne pourra le faire sans une nouvelle aide.
Des manifestants grecs
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AFP/LOUISA GOULIAMAKI