La Grèce toujours en négociation

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Les chefs de la coalition gouvernementale grecque Les chefs de la coalition gouvernementale grecque   © AFP/Aris Messinis

Le premier ministre grec Lucas Papademos tentait mercredi soir d'obtenir le soutien des chefs des trois partis de son gouvernement au plan détaillant les nouveaux efforts de rigueur réclamés à la Grèce par ses créanciers publics. La réunion, sans cesse ajournée depuis lundi, a été retardée toute la journée.

Les dirigeants de la coalition, le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le chef d'extrême droite Georges Karatzaferis sont censés donner leur assentiment aux 50 pages de l'avant-projet d'accord finalisé dans la nuit par M. Papademos et les bailleurs de fonds publics du pays que sont l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Ces derniers exigent l'adoption de cet accord pour débloquer un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros susceptible d'éviter une faillite de la Grèce en mars.

Si les partis grecs finissent par donner leur accord, le programme de réformes doit être déposé dès vendredi au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose théoriquement de 255 voix sur 300 en vue d'un vote d'urgence prévu pour dimanche.

Les nouvelles mesures d'austérité demandées par les créanciers de la Grèce prévoiraient une baisse de 22 % du salaire minimum, des coupes de l'ordre de 15 % dans les retraites, des baisses de salaire dans les entreprises publiques et 15 000 suppressions d'emplois dans le secteur public.

Les syndicats grecs ont appelé à des manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24 heures qui a fait sortir dans la rue quelque 20 000 manifestants.

Par ailleurs, les créanciers publics ont fait savoir qu'une réunion des ministres des Finances de la zone euro se tiendrait jeudi à Bruxelles pour discuter du cas grec.

De plus, le comité des créanciers privés du pays a annoncé qu'il se retrouverait jeudi à Paris « pour examiner le contenu des entretiens avec les acteurs publics ».

La Grèce tente de faire effacer 100 milliards d'euros de dette grecque par les créanciers privés, un accord qui aurait été réglé au cours d'une rencontre mardi soir entre Lucas Papademos et les patrons du lobby bancaire mondial IIF à Athènes.

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