Des drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce (archives)
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AFP/Thanassis Stavrakis
La Grèce subit de plus en plus de pression de la part des leaders européens pour arriver à un accord de mise en oeuvre de nouvelles mesures d'austérité.
De l'adoption de ces nouvelles mesures dépendent les négociations entre la Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux, le Fonds monétaire international, l'Union européenne et la Banque centrale européenne, sur un deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros (171 milliards de dollars) préparé depuis octobre.
Toutefois, l'espoir de voir se conclure lundi un accord entre les trois partis grecs au pouvoir sur les mesures à mettre en oeuvre s'est envolé, la réunion prévue lundi étant reportée à mardi, selon une source gouvernementale.
Lundi, Paris et Berlin ont pressé Athènes d'accepter une nouvelle cure d'austérité s'ils veulent éviter la faillite. La Grèce pourrait être en situation de défaut de paiement dès le 20 mars, date à laquelle 14,5 milliards d'euros (19 milliards de dollars) d'obligations arrivent à échéance.
Soulignant leur manque de confiance envers les politiciens grecs, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont notamment proposé lors d'une conférence de presse conjointe, à Paris, de sécuriser le remboursement des intérêts de la dette grecque en versant une partie de l'aide sur un compte bloqué.
La proposition viserait à s'assurer que les milliards d'euros aient directement au service de la dette, et ne soient pas dépensés pour d'autres priorités du gouvernement.