Travailleur américain de Chrysler (archives)
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AFP/Scott Olson/Getty Images
La création de 243 000 emplois aux États-Unis en janvier a fait reculer le taux de chômage de 0,2 point de pourcentage par rapport à décembre dernier. Il atteint désormais 8,3 %, son niveau le plus bas en trois ans.
Le marché de l'emploi américain surpasse ainsi les attentes des analystes. Les économistes tablaient en moyenne sur 155 000 nouveaux emplois et un taux de chômage stable à 8,5 %.
Les nouveaux emplois ont été créés par le secteur privé, qui a ajouté 257 000 postes le mois dernier, alors que le secteur public en a éliminé 14 000.
Par ailleurs, le chiffre de création de postes en décembre a été révisé en légère hausse à 203 000 contre les 200 000 emplois annoncés le mois dernier. Celui de novembre a été revu en nette hausse à 157 000 par rapport à la précédente estimation de 100 000.
Signes encourageants
La Maison-Blanche a salué cette baisse comme il se doit, jugeant qu'elle attestait du regain de forme de l'économie américaine. « Les chiffres de l'emploi apportent une nouvelle preuve du fait que l'économie est en train de se remettre de la pire récession depuis la grande dépression » des années 1930, a commenté le chef des conseillers économiques du président Barack Obama, Alan Krueger.
L'économiste a souligné dans son communiqué que le recul du taux de chômage validait les politiques économiques du président Barack Obama, tout en montrant la nécessité de poursuivre sur cette voie. « Le plus important est de prolonger les allègements fiscaux pour les salariés et de continuer à verser des allocations chômage jusqu'à la fin de l'année », a indiqué Alan Krueger, alors que ces deux dispositifs expireront à la fin du mois de février, sauf accord entre l'administration démocrate et les républicains majoritaires à la Chambre des représentants.
En baisse pour le cinquième mois de suite, le chômage a reculé de 0,8 point depuis août
L'économiste en chef se garde donc de crier victoire. « Il nous faut une croissance plus rapide pour remettre davantage d'Américains au travail », a prévenu M. Krueger, alors que la crise de 2007-2009 a coûté plus de huit millions d'emplois au pays. « Toutefois, la tendance des indices de l'emploi ces derniers mois constitue un signe encourageant », a-t-il précisé.
Wall Street ouvre en hausse
Réagissant à la publication des chiffres du chômage, les principaux indices de Wall Street ont démarré en hausse dès l'ouverture de la séance. L'indice Dow Jones a ouvert en hausse de 0,55 %, le S&P500 de 0,66 % et le Nasdaq de 1 %.
« Ce sont des chiffres bien meilleurs que ce à quoi on s'attendait tous », s'est enthousiasmé Michael James, chef du courtage d'actions chez Wedbush Morgan Securities. « Cela renforce la tendance haussière que l'on connaît depuis le début de l'année », a-t-il ajouté.
« C'est certainement d'un grand soutien pour la reprise américaine et cela suggère que le rebond prend de l'ampleur », a pour sa part estimé Brian Dolan, stratège en chef des marchés chez Forex.com.
Contrairement aux États-Unis, la création d'emplois a été plus faible que prévu au Canada en janvier.