Facebook face à des défis

  |  Radio-Canada avec Financial Post
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La tant attendue entrée en bourse de Facebook sera-t-elle profitable pour l'entreprise? Bien que cette introduction soit la plus importante pour une entreprise du web, avec les 5 milliards de dollars de titres que Facebook envisage de mettre sur le marché, le réseau social pourrait rencontrer de multiples embûches au cours des prochaines années.

Déjà, l'analyste financier Peter Cohan affirme que la croissance des revenus et des profits est en baisse pour Facebook et que les investisseurs doivent en prendre bonne note. Les revenus de l'entreprise ont crû de 186 % en 2009 et de seulement 88 % en 2011. Les profits ont de leur côté grimpé de 165 % en 2009, alors qu'ils n'augmentaient que de 65 % en 2011.

D'ailleurs, dans son prospectus, la décroissance du site et l'impossibilité de récolter de l'argent grâce à celui-ci font partie des risques pour l'entreprise que Facebook envisage.

La difficulté à retenir ses usagers et à en trouver de nouveaux pourrait, selon Facebook, faire diminuer drastiquement les revenus de l'entreprise, entre autres en raison de la disparition ou de la diminution de la publicité sur le site. Facebook a tiré 85 % de son chiffre d'affaires de ses recettes publicitaires en 2011.

L'usage de plus en plus fréquent de Facebook à travers des appareils mobiles, comme des téléphones intelligents ou des tablettes, inquiète également l'entreprise, justement en raison de la publicité. Car pour le moment, Facebook n'a pas de stratégie publicitaire pour ce type d'appareil, et ne génère donc aucun revenu provenant de ces opérations. Et pourtant, en décembre 2011, 425 millions de personnes ont accédé au moins une fois au site Facebook grâce à un appareil mobile, soit plus de la moitié du nombre total d'usagers du site.

Toutefois, mentionnons que la publicité pour appareils mobiles n'en est qu'à ses débuts elle aussi, et que Facebook a déjà commencé timidement à mettre en branle sa stratégie.

Par ailleurs, la forte compétition qui a cours dans le milieu des nouvelles technologies pourrait également être une menace pour le réseau social, selon le prospectus. Notamment si l'engouement pour les appareils mobiles continue d'augmenter. Facebook, qui ne possède aucune part dans le marché de la téléphonie mobile, est en effet dépendant de rivaux comme Apple et Google et de leurs appareils iPhone et Android pour relayer son site. La menace provenant de Google est particulièrement forte, puisque l'entreprise a lancé son propre réseau social en 2010, Google +, qu'il tente de promouvoir à travers ses autres produits et services.

« Il n'y a aucune garantie que les différentes compagnies d'appareils mobiles continueront à rendre accessible Facebook, ou que les usagers de tels appareils continueront à utiliser Facebook plutôt qu'un site rival », indique Facebook dans son prospectus.

Ainsi, Facebook n'est pas au bout de ses peines et devra continuer à innover malgré son actuel statut de chef de file mondial des réseaux sociaux.

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