Le ministre des Finances, Jim Flaherty (archives)
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PC/Adrian Wyld
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, maintient la ligne dure dans le dossier des transferts en santé, allant jusqu'à évoquer le spectre de la crise des dettes publiques en Europe.
En entrevue à La Presse Canadienne à Davos, en Suisse, où il participe au Forum économique mondial, le ministre a soutenu que consacrer un budget illimité aux soins de santé n'assurerait pas nécessairement la pérennité du système. Pire encore, a-t-il ajouté, en agissant ainsi, le Canada suivrait le chemin de la Grèce et du Portugal.
Le mois dernier, le gouvernement de Stephen Harper a pris les provinces par surprise en annonçant unilatéralement que l'augmentation à 6 % par année des transferts pour la santé, en vigueur depuis 2004, prendrait fin en 2017. Après, la hausse équivaudra à la progression du produit intérieur brut nominal, mais ne chutera pas en deçà de 3 % par année.
Les premiers ministres provinciaux ont réagi avec colère. La semaine dernière, ils ont mis sur pied un « groupe de travail » qui doit évaluer les impacts de la décision fédérale afin d'accroître la pression sur Ottawa.
À Davos, M. Flaherty a répété que la proposition fédérale constituait une « conclusion » et non un point de départ. Selon lui, les provinces auront amplement le temps de s'ajuster à la nouvelle donne, dans cinq ans.
Le premier ministre Jean Charest, qui est également présent dans la station de ski grisonne, n'a pas voulu commenter les propos du grand argentier fédéral. Il s'est borné à dire qu'il y avait encore du temps pour trouver un terrain d'entente avec Ottawa.
