La Régie du logement présente ses estimations de hausses de loyers

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Logements

La Régie du logement du Québec suggère des hausses de loyers de 0,6 % en 2012 dans les cas des logements chauffés par le locataire, et de 0,7 % pour les logements chauffés à l'électricité par le propriétaire, selon ses calculs dévoilés vendredi.

Dans les logements chauffés au mazout par le propriétaire, le loyer devrait grimper de 3,6 %, alors qu'aucune hausse ne devrait être exigée dans ceux chauffés au gaz naturel, d'après la Régie.

La recommandation ne tient pas compte de possibles augmentations de taxes foncières ou de rénovations.

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a réagi à ces propositions, affirmant que les loyers sont déjà beaucoup trop chers pour une grande partie des locataires et que toute hausse additionnelle ne ferait qu'aggraver leur problème d'incapacité de payer.

Selon le FRAPRU, les augmentations sont en général plus élevées que ce que recommande la Régie. Par exemple, la hausse des loyers ces dernières années à Montréal a été quatre fois plus élevée que ce que suggérait la Régie du logement, d'après l'organisme.

Le FRAPRU, ainsi que le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) recommandent aux locataires d'examiner toute hausse de loyer supérieure aux indices publiés aujourd'hui par la Régie du logement, et les incitent à refuser toute augmentation jugée abusive après évaluation.

Propriétaires

Du côté des regroupements de propriétaires, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) affirme que les critères de fixation des loyers décrétés vendredi sont inacceptables. Selon elle, le tribunal de la Régie du logement n'accordera aux propriétaires de logements qu'une augmentation de 0,6 % du revenu net de l'immeuble. La CORPIQ dénonce le fait que cette augmentation ne tienne pas compte de la hausse prévue de la taxe de vente du Québec et du taux d'inflation actuel.

Selon le CORPIQ, le système actuel de calcul des hausses de la Régie contribue à faire « fuir les investissements indispensables à la préservation du parc de logements locatifs » au Québec, selon un communiqué.

Le CORPIQ et l'Association des Propriétaires du Québec (APQ) demandent à Québec de revoir les critères de fixation des loyers mis en place au début des années 1980.

En octobre 2011, le loyer moyen d'un logement de deux chambres à coucher était de 684 $ au Québec.

L'économie avec Gérald Fillion

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