Le député péquiste Luc Ferland, le premier ministre Jean Charest et l'entrepreneur en construction Alain Roy, en pleine discussion lors d'une étape de la mission du Plan Nord dans la communauté crie d'Ouje-Bougoumou
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PC/Alexandre Robillard
Après la localité de Radisson et la communauté crie d'Oujé-Bougoumou, le premier ministre Jean Charest et le maire de Québec Régis Labeaume visitent lundi après-midi Chibougamau, troisième arrêt de leur mission économique dans le Nord du Québec. Ils dirigent une délégation de 25 hommes d'affaires et de représentants d'entreprises de la région de Québec et de Chaudière-Appalaches.
La mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, espère faire connaître davantage sa municipalité de 7500 habitants. Une visite de l'entreprise Chantier Chibougamau et des séances rapides de réseautage, entre les entreprises de la région et celles de Québec, sont prévues. « Cela pourrait donner lieu à des partenariats, a dit Manon Cyr à Radio-Canada.ca. Les gens d'ici ont une expertise dans le développement et l'exploitation de mines dans le Nord québécois. » Des projets, comme le prolongement de la route 167 vers la mine de diamants Stornoway Diamond, ont déjà été annoncés à Chibougamau dans le cadre du Plan Nord.
Mardi, la délégation visitera le site de la future mine d'or Éléonore, de la multinationale Goldcorp, qui est située à 320 km au nord de Matagami, sur la route de la baie James.
Premier arrêt : Radisson
La délégation, composée de représentants de firmes de génie-conseil en informatique, en génie civil et en mécanique, ainsi que d'entreprises spécialisées dans la fabrication d'équipements pour le secteur minier, a commencé sa tournée dimanche à Radisson, où elle a visité le complexe hydroélectrique La Grande, la plus grande centrale souterraine du monde.
Des représentants du conseil local de Radisson et de la Corporation de développement socio-économique de la localité ont pu discuter durant 45 minutes avec le premier ministre Jean Charest et le ministre des Ressources naturelles Clément Gignac. « Je leur ai dit qu'il est important que le développement du Nord se fasse au profit du Nord », a expliqué à Radio-Canada.ca le président de Radisson, Normand Lacour.
Normand Lacour mise sur le Plan Nord pour, entre autres, attirer de nouveaux citoyens. Sa localité compte 260 résidents et quelque 240 travailleurs temporaires. « Nos infrastructures nous permettent d'accueillir 2000 à 3000 personnes », estime-t-il.
Selon Normand Lacour, le Plan Nord a déjà des retombées. « Recruter des employés, dans les secteurs du transport et la construction par exemple, est plus facile , dit-il. Les gens voient que ça bouge ici et ils sont intéressés à y travailler. Cela leur donne espoir. »
Une initiative du maire de Québec
Interrogé dimanche sur le tarmac de l'aéroport de Québec, le maire Régis Labeaume, à l'origine du projet, a aussi partagé son enthousiasme: « Il faut être opportuniste, a-t-il expliqué. J'avais proposé au premier ministre qu'on parte dans le Nord avec des entrepreneurs de Québec. Le seul problème qu'on a, c'est qu'on aurait pu en prendre quatre ou cinq fois plus qu'on en a aujourd'hui. ».
Selon le ministre des Ressources naturelles, le potentiel serait réel pour les entreprises de la province. « Un emploi dans le nord, c'est deux emplois dans le sud. Vous savez que dans le secteur minier, il y a 3800 fournisseurs et que la grande majorité sont évidemment dans le sud. On a juste à penser au niveau du logement, de la restauration, mais également au niveau du génie civil, télécommunications », a précisé Clément Gignac la semaine dernière.