Comprendre les soubresauts de l'économie canadienne

Chute anticipée des prix immobiliers au pays

  |  Radio-Canada avec National Post et La Presse Canadienne
condominium à Toronto Des tours d'habitation en verre ont poussé comme des champignons dans le ciel de Toronto.  Photo :  CBC

Les prix des habitations pourraient reculer de façon significative en 2012, selon plusieurs institutions financières. La Bank of America Merrill Lynch évoque même l'éclatement d'une bulle immobilière.

Les économistes Ryan Bohren et Sheryl King préviennent que le marché immobilier canadien montre les signes classiques d'une bulle en raison d'une surévaluation des propriétés, d'une spéculation importante et d'une offre d'habitations excédentaire. « Le marché immobilier est l'un des secteurs les plus vulnérables au ralentissement de l'économie », d'après leur rapport.

Selon Bank of America Merrill Lynch, les prix des maisons seraient surévalués d'au moins 10 % au Canada. L'institution prévoit qu'une éventuelle montée du chômage et un ralentissement de la croissance pourraient mener à une chute de 5 % des prix dans la première moitié de 2012.

Certaines régions du pays pourraient par contre être plus sévèrement touchées. Dans la région de Toronto, les prix des copropriétés pourraient reculer de 15 %.

La Banque Royale arrive à des conclusions similaires, selon lesquelles l'économie canadienne est menacée par l'endettement élevé des ménages et la surchauffe du marché immobilier. L'institution estime qu'une contraction de 10 % des prix de l'immobilier pourrait retrancher jusqu'à un point de pourcentage à la croissance économique au cours des prochains mois.

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