La crise italienne, une menace pour l'euro?

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Une sculpture représentant l'euro, devant l'édifice de la Banque centrale européenne à Francfort, en Allemagne Une sculpture représentant l'euro, devant l'édifice de la Banque centrale européenne à Francfort, en Allemagne (archives)   © PC/AP Photo/Bernd Kammerer

Réunis jeudi à Strasbourg, en France, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont affirmé qu'un « écroulement de l'Italie amènerait inévitablement à la fin de l'euro », a indiqué vendredi le gouvernement italien.

Le président du Conseil italien, Mario Monti, a promis aux dirigeants des deux premières économies de la zone euro que « des consolidations fiscales seront implantées rapidement avec des mesures pour stimuler la croissance ». Mme Merkel et M. Sarkozy ont de leur côté exprimé leur confiance envers le nouveau chef du gouvernement italien.

La troisième économie de la zone euro continue à composer avec des taux d'intérêt en hausse pour financer sa dette, soulevant les inquiétudes de ses partenaires commerciaux. « L'Europe inquiète les investisseurs plus que jamais », a souligné un courtier de la Saxo Bank.

Les incertitudes entourant la crise de la dette italienne ont fait reculer l'indice FTSE à Milan de 1,9 % en début de journée, avant d'afficher une avance presque nulle à la fermeture.

Les marchés asiatiques ont quant à eux fermé à la baisse. L'indice Nikkei à Tokyo a reculé de 0,1 %, tandis que le Hang Seng à Hong Kong reculait de 1,4 %. La bourse de Shanghai a perdu 0,7 %.

Inquiétudes au Royaume-Uni

Les autorités britanniques ont de leur côté évoqué des plans pour faire face à un démantèlement de la zone euro. Elles ont demandé aux banques de s'organiser en conséquence, sans toutefois définir de mesures précises.

Lors d'une conférence à Londres jeudi, un responsable de l'Autorité des services financiers, Andrew Bailey, a déclaré que les banques du pays avaient été priées de se tenir prêtes à affronter tous les scénarios, y compris « les pires ».

Début novembre, le ministre des Finances, George Osborne, avait été le premier à dire que Londres « préparait des plans » en cas d'éclatement de la monnaie unique.

Ce scénario aurait un impact majeur sur le Royaume-Uni, qui réalise plus de 40 % de ses échanges commerciaux avec ses voisins. Les quatre principales banques britanniques détiendraient par ailleurs l'équivalent de 64 milliards de dollars de la dette italienne.

Le gouvernement britannique continue pourtant de se montrer optimiste, tout comme la fédération des banques britanniques, la BBA, mais appelle les dirigeants européens à trouver une solution rapide à la crise.

« Les banques britanniques restent bien capitalisées et peuvent faire face à des scénarios difficiles, y compris sur les dettes souveraines », a déclaré la BBA vendredi.

L'économie avec Gérald Fillion

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