Le président américain, Barack Obama, lors d'un discours à Washington le 12 septembre
Photo : AFP/MANDEL NGAN
Le président américain, Barack Obama, propose d'augmenter toute une série d'impôts, touchant surtout les classes les plus aisées, pour financer en partie son programme de relance économique de 447 milliards de dollars, a déclaré lundi le responsable du budget de la Maison-Blanche, Jack Lew.
Ce dernier a expliqué que Barack Obama comptait lever 400 milliards de dollars sur 10 ans en plafonnant les déductions fiscales des individus gagnant plus de 200 000 $ par an et celles des ménages gagnant plus de 250 000 $.
Une autre source de revenus proviendrait d'une hausse d'impôts touchant notamment l'industrie pétrolière et gazière ainsi que les propriétaires de jets privés.
Plan pour l'emploi
De son côté, Barack Obama a de nouveau exigé lundi que le Congrès adopte sans tarder son plan pour relancer l'économie et l'emploi, qu'il a présenté jeudi dernier lors d'un discours devant les élus de la Chambre des représentants et du Sénat.
Dans un discours à Washington, il a appelé les élus à mettre de côté la partisanerie et les jeux politiques et a assuré que ses adversaires républicains avaient soutenu dans le passé des mesures similaires.
« C'est un projet de loi qui est basé sur des idées tant de démocrates que de républicains. Et c'est un projet de loi que le Congrès doit adopter. Pas de petits jeux. Pas de politique politicienne. Pas de retard », a-t-il lancé.
Le président, candidat à sa réélection en novembre 2012, a affirmé que certains républicains refusaient ses propositions par principe, pour le mettre en difficulté.
« On a trop vu ce genre de choses. Ce n'est pas grave quand tout va bien, [mais] c'est un problème lorsque le pays traverse une période difficile », a-t-il estimé, assurant que ne pas adopter son plan reviendrait à « se tirer une balle dans le pied ».
Jeudi, M. Obama avait assuré que son plan était de nature à donner un « électrochoc » à une économie qui peine à se relever de la récession de 2007-2009, avec un taux de chômage à 9,1 %.
Vendredi, le président s'était rendu en Virginie pour défendre avec passion ce dispositif devant 8900 personnes rassemblées dans une université. Il a prévu de se déplacer mardi dans l'Ohio, un autre État stratégique sur la carte électorale américaine, pour une réunion du même genre.
Un plan à l'étude par les républicains
Le président républicain de la Chambre, John Boehner, a signalé lundi sa volonté de travailler avec la Maison-Blanche dans ce dossier.
« Si nous avons une conception différente au sujet de ce qui est nécessaire pour soutenir les créations d'emplois dans notre pays, nous remercions le président de sa promesse d'envoyer un texte de loi au Congrès, et demanderons immédiatement au Bureau du budget du Congrès de l'évaluer », a-t-il indiqué.
« Une fois que nous aurons reçu l'analyse du Bureau, nous pourrons entreprendre l'examen des différents éléments du projet » de M. Obama, a ajouté M. Boehner, dans un communiqué.