Des employés de Couche-Tard se font entendre à l'assemblée des actionnaires

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L'assemblée des actionnaires d'Alimentation Couche-Tard (TSX:ATD.B) a été un peu moins feutrée que d'habitude, cette année.

Profitant des dispositions de la nouvelle Loi sur les sociétés par actions du Québec, le Régime de retraite de la CSN et le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires, le MEDAC, ont déposé plusieurs propositions visant à changer les pratiques d'affaires de la chaîne de dépanneurs et de stations-service.

Les actionnaires ont rejeté toutes les propositions dans une proportion de plus de 90 % mardi, y compris celle demandant à Couche-Tard d'adopter une politique sur « le respect de la liberté syndicale ».

Kassandra Lanteigne, une jeune syndiquée du plus important magasin Couche-Tard du Québec, celui de Saint-Liboire, près de Saint-Hyacinthe, a tout de même eu l'occasion de s'adresser aux actionnaires. Enceinte, elle gagne 9,95 $ l'heure et dit n'avoir droit à aucun congé de maladie payé, ce qu'a nié la direction de l'entreprise par la suite.

Les négociations entre la CSN et l'employeur afin d'en arriver à une première convention collective au Couche-Tard de Saint-Liboire ont justement commencé mardi. Mme Lanteigne a dit espérer que l'exercice se traduira par une amélioration de ses conditions de travail et une hausse salariale.

En avril, Couche-Tard a fermé un dépanneur de Montréal qui était en cours de syndicalisation, invoquant sa non-rentabilité.


L'économie avec Gérald Fillion

Classe économique avec Jean-Sébastien Bernachez

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