Dette américaine : le ton monte entre républicains et démocrates

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Le président de la Chambre des représentants, John Boehner Le président de la Chambre des représentants, John Boehner  Photo :  PC/Susan Walsh

Le bras de fer se poursuit entre républicains et démocrates concernant la dette publique américaine. Cette fois, le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a déclaré que le fardeau du relèvement du plafond de l'endettement reposait sur les épaules du président Barack Obama.

« Quand va-t-il jouer cartes sur table? Le relèvement du plafond de la dette est son problème. » — John Boehner, président de la Chambre des représentants

Le républicain a fait cette annonce quelques heures avant de se rendre à la Maison-Blanche pour une autre ronde de négociations. Il estime qu'il est temps pour le président Obama de mettre sur la table un plan que le Congrès pourrait adopter.

Plus tôt mardi, le leader républicain au Sénat, Mitch McConnell, a aussi accusé le président Obama et les démocrates de « tromper délibérément » le public dans les négociations en cours visant à réduire les dépenses du gouvernement.

La Maison-Blanche réplique

L'administration Obama n'a pas tardé à réagir. « Je note que c'est au Congrès de voter pour relever le plafond de la dette, le président n'a pas à voter là-dessus. C'est au Congrès d'agir », a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, ajoutant qu'il ne s'agissait pas d'un problème démocrate ou républicain, mais d'un problème américain.

Les républicains sont opposés à une entente qui inclurait toute hausse d'impôts. La Maison-Blanche, elle, juge primordial un accroissement des revenus.

Manque de fonds pour les pensions

Dans un entretien à la chaîne de télévision CBS, le président Obama a évoqué les possibles conséquences d'un défaut de paiement pour les Américains. Notamment, les retraités pourraient ne pas recevoir leur pension du gouvernement à partir du 3 août, a-t-il dit, « car il pourrait très bien ne plus y avoir assez d'argent dans les caisses pour le faire. »

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