Un détaillant de vêtements
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PC/Richard Drew
L'industrie du vêtement au Canada se modernise, après des années difficiles. Elle est aussi à la recherche de relève et de formateurs en raison de nombreux départs à la retraite, selon un rapport du Conseil des ressources humaines de l'industrie du vêtement (CRHIV).
Malgré la perte de 25 000 emplois en dix ans, cette industrie a changé ses modes de fonctionnement, notamment en raison de la concurrence accrue de pays comme la Chine ou le Bangladesh et l'ouverture en 2005 du marché du vêtement, conformément à l'accord de l'Organisation mondiale du commerce.
Durant les six dernières années, les fabricants ont adopté de nouveaux modèles de gestion et ont spécialisé leurs équipements. De nombreuses entreprises ont aussi intégré plusieurs segments de la chaîne de production et de vente au sein de leur organisation.
Le rapport du CRHIV indique que certains sous-traitants, comme les entrepreneurs en couture, sont devenus des fabricants offrant un service complet, certains sont devenus des détaillants et de nombreux fabricants ont complètement délocalisé leurs activités de production.
De plus, si l'industrie était composée essentiellement de cols bleus jusqu'en 2005, elle est formée aujourd'hui en majorité de professionnels et de techniciens cols blancs oeuvrant dans les services.
Main-d'oeuvre
L'industrie du vêtement compte aujourd'hui 75 000 travailleurs; 53 % travaillent dans le secteur de la fabrication, 37 % dans le commerce de gros et 10 % dans le commerce de détail. La moitié des emplois de cette industrie sont au Québec, le tiers en Ontario et 10 % en Colombie-Britannique, les autres provinces se partageant le reste.
Le CRHIV estime que l'industrie du vêtement emploiera entre 60 000 et 86 000 personnes d'ici deux ans selon les scénarios envisagés.
L'organisme indique que des menaces importantes pèsent sur l'industrie. Il n'y a pratiquement plus de relève et de formation professionnelle pour les emplois en production de vêtements alors que le secteur doit en remplacer, d'ici deux ans, 7500 à cause de très nombreux départs à la retraite.
L'industrie fait également face à un manque de planification et à un manque de relève à la tête des entreprises. Cette planification déficiente menace près de 30 % des emplois de l'industrie si aucun changement n'est apporté, selon le rapport.