Lucien Bouchard
Lucien Bouchard, dit avoir accepté le mandat de défendre l'exploitation du gaz de schiste dans l'intérêt des Québécois, et se prononce, par ailleurs, en faveur d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction.
En entrevue à Radio-Canada, l'ex-premier ministre du Québec et nouveau président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), a déclaré à la journaliste Anne-Marie Dussault que sa mission relevait d'un véritable défi.
Il a souligné que le dossier du gaz de schiste avait dérapé et que l'industrie gazière devrait se soumettre à ses recommandations pour que le projet se réalise. Selon lui, elle devra changer si elle veut vendre le projet aux Québécois.
Refusant de commenter les décisions du gouvernement, il a rejeté le modèle de monopole québécois comme Hydro-Québec et défendu celui d'un partenariat avec l'industrie, inspiré de la Norvège. Il a précisé qu'il faudrait que le dossier du gaz de schiste réussisse dans le respect de l'environnement.
Lucien Bouchard a aussi insisté sur le fait qu'il était avocat et qu'il ne jouait pas à nouveau le rôle de politicien.
Il a en outre affirmé rêver d'un Québec qui développerait ses richesses collectives pour améliorer les services de santé et l'éducation. « Pourquoi le Québec serait-il le seul au monde à ne pas développer ses ressources naturelles », s'est-il questionné. Il a notamment estimé que les jeunes québécois ne veulent pas d'une société en repli.
C'est la deuxième fois depuis son départ de la politique, il y a 10 ans, que Lucien Bouchard rompt le devoir de réserve qu'il s'était imposé. Il avait fait une sortie publique en 2005 lors de la publication du manifeste Pour un Québec lucide.
Lucien Bouchard a annoncé en janvier qu'il remplacerait André Caillé à la présidence de l'Association pétrolière et gazière du Québec. Il est officiellement entré en fonction le 21 février.