Difficile de retenir les immigrants investisseurs

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Le Conseil des relations interculturelles du Québec invite le gouvernement à mieux intégrer les immigrants hommes et femmes d'affaires.

Lors d'une intervention devant la Commission des finances publiques, la présidente du Conseil, Patricia Rimok, a souligné l'échec de la rétention de cette catégorie d'immigrants. Elle a rappelé que des 11 170 immigrants investisseurs arrivés au Canada de 1998 à 2007, environ 1100 d'entre eux demeuraient dans les faits au Québec.

Le Conseil suggère donc de mettre en place une stratégie de rétention des immigrants investisseurs et d'accroître l'attraction des capitaux afin de générer pour le Québec un nouveau levier de création de la richesse.

Mme Rimok fait valoir qu'il existe un vide en matière de service d'accompagnement personnalisé et adapté aux immigrants investisseurs.

Elle propose que son organisme reçoive un tel mandat, estimant que l'expertise de son organisme en relations interculturelles est bien ancrée au sein des diverses communautés culturelles et d'autres réseaux.

Disant pouvoir apporter une solution, elle s'oppose ainsi à l'abolition de son conseil consultatif, comme le prescrit le projet de loi 130 qui vise aussi l'abolition d'autres organismes.

Créé le 20 décembre 1984, le Conseil des relations interculturelles a pour mission de conseiller le ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles sur toute question relative aux relations interculturelles et à l'intégration des immigrants.

La Presse Canadienne

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