Lucien Bouchard à Montréal, le 18 février 2010
Photo : PC/Graham Hughes
L'industrie du gaz de schiste change de porte-parole. L'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard prendra les rênes de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ).
Les membres du conseil d'administration de l'Association ont entériné cette décision mardi matin. Lucien Bouchard entrera officiellement en fonction le 21 février prochain comme président du C.A. de l'APGQ en succédant à André Caillé, dont le mandat était arrivé à terme.
M. Caillé demeurera membre du conseil d'administration et du comité exécutif.
Lucien Bouchard espère convaincre les Québécois de la nécessité d'aller de l'avant avec l'exploitation du gaz de schiste.
Le développement de cette industrie doit se faire dans le respect de l'environnement, de la sécurité publique de la transparence et de l'acceptabilité sociale, a-t-il ajouté dans un communiqué de l'APGQ.
Le président sortant de l'Association, André Caillé, est heureux d'être remplacé par Lucien Bouchard et défend le travail de l'Association au cours des derniers mois.
« Je suis fier du travail que nous avons accompli au cours des derniers mois afin de faire avancer cette nouvelle opportunité de développement pour le Québec. Mon but a toujours été de travailler dans les meilleurs intérêts du Québec », a-t-il dit.
Réactions
La ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Nathalie Normandeau, estime que cette nomination envoie un « message très positif » et espère que cela va « assainir le débat » sur le développement de la filière gazière dans la province.
Pour sa part, le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, se réjouit de cette nomination. « C'est une excellente nouvelle pour le Québec de voir un homme de la trempe de Lucien Bouchard prendre à bras-le-corps ce dossier qui est important, qui est essentiel pour l'avenir économique du Québec. C'est une excellente nouvelle », a-t-il dit.
Le coordinateur adjoint d'Équiterre, Steven Guilbeault, estime quant à lui que l'arrivée de Lucien Bouchard ne réglera pas les problèmes auxquels est confrontée l'industrie.
« Il serait un peu illusoire de penser que les problèmes que connaît l'industrie sont essentiellement des problèmes de communication, des problèmes de relations publiques. Pour nous, le problème des gaz de schiste, c'est qu'on est allé trop vite dans ce dossier-là, qu'il y a beaucoup de choses que l'on ne comprend pas », a-t-il dit à Radio-Canada.