L'immobilier de moins en moins accessible

Condo

La détérioration de l'accès à la propriété au Canada sera le principal facteur à l'origine du ralentissement du marché de la revente immobilière au cours des prochains mois, selon les services économiques RBC.

La montée des prix des maisons et des taux hypothécaires freine l'accès à la propriété et la revente immobilière au Canada.

Au deuxième trimestre, un ménage devait consacrer 42,9 % de ses revenus avant impôts pour devenir propriétaire d'une maison de plain-pied, selon RBC. Pour une maison à deux étages, ce ratio passe à 48,9 % des revenus bruts.

Au cours du deuxième trimestre de 2010, à l'échelle nationale, les indices d'accessibilité se sont accrus de 1,1 à 2,1 points de pourcentage. Plus la mesure est élevée, plus être propriétaire coûte cher. Le rapport souligne que la détérioration de l'accessibilité dans la dernière année a annulé près de la moitié des gains considérables enregistrés sur ce plan en 2008 et au début de 2009.

« La hausse des taux hypothécaires, combinée à la hausse du prix des propriétés, a fait augmenter les coûts mensuels liés à une hypothèque sur une propriété type », a déclaré Robert Hogue, économiste principal, RBC.

Au deuxième trimestre, l'Ontario et la Colombie-Britannique sont les provinces où l'accès à la propriété s'est le plus détérioré. À Vancouver, par exemple, l'achat d'une maison de plain-pied gruge maintenant 74 % des revenus bruts d'un ménage. À Toronto, les remboursements hypothécaires, les impôts fonciers et les services publics coûtent 50,2 % des revenus avant impôts pour le même type de propriété, tandis qu'il en coûte 43,2 % à Montréal.

Au Québec, RBC prévoit d'ailleurs que toute hausse supplémentaire des coûts d'accession à la propriété pourrait se répercuter plus nettement sur la demande immobilière dans la province.

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