Un centre de Services Canada (archives).
Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, n'a pas laissé de doute, jeudi, quant à son intention de mettre fin au gel des cotisations d'assurance-emploi dès janvier prochain, comme l'annonçait son dernier budget.
Le ministre des Finances confirme que le gel des cotisations d'assurance-emploi prendra fin comme prévu en janvier prochain, tandis qu'un comité créé par le fédéral recommande à Ottawa d'appliquer la hausse maximale des cotisations.
M. Flaherty a expliqué que le gel était une mesure destinée à aider le Canada à sortir de la récession. « Nous ne sommes plus en récession », a insisté le ministre en conférence de presse à Kitchener, en Ontario.
L'Office de financement d'assurance-emploi du Canada (OFAEC), créé en 2008, propose une hausse maximale des cotisations à l'assurance-emploi dès janvier 2011.
Dans son dernier budget, le ministre n'avait pas indiqué l'ampleur de la hausse, mais la loi permet une hausse maximale de 15 ¢ par tranche de 100 $ gagnés par rapport au montant qui est actuellement de 1,73 $. L'OFAEC recommandera à Ottawa d'appliquer le maximum. Il devrait le faire d'ici le 14 novembre et la décision du conseil des ministres devrait suivre avant la fin du mois.
Doté d'un budget initial de 2 milliards de dollars, le fonds de l'assurance-emploi serait déficitaire de plusieurs milliards de dollars.
Contexte fragile
Des économistes affirment qu'une hausse des cotisations aura un impact sur les finances des travailleurs et des employeurs et entraînera une perte d'emplois dans un contexte de reprise fragile.
Le déficit commercial a notamment atteint un niveau record de 2,7 milliards de dollars en juillet. Le ministre a toutefois martelé jeudi que les investissements commençaient à revenir au Canada et que le pays avait récupéré les emplois perdus durant la récession.
La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) croit qu'une hausse maximale des taux de cotisation à l'assurance-emploi entraînera une perte de 170 000 emplois au cours des trois ou quatre prochaines années. Une période au cours de laquelle les employeurs reporteront des embauches et réduiront les heures de travail, selon la FCEI.
Les cotisations à l'assurance-emploi s'appliquent aux revenus n'excédant pas 43 000 $ par année, puisqu'il s'agit du salaire assurable maximal pour 2010.