Le président Barack Obama à Milwaukee, au Wisconsin.
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AFP/TIM SLOAN
Le président Barack Obama s'est mêlé aux festivités de la fête du Travail, lundi, à Milwaukee au Wisconsin.
Le président a profité de l'annonce d'un investissement de 50 milliards $US dans les routes, les chemins de fers et les aéroports du pays pour fustiger les républicains qu'il accuse de miner la relance de l'économie.
Dans une longue envolée, il a vanté l'Amérique des classes moyennes et dénoncé, du même souffle, ses adversaires républicains, qu'il accuse de s'opposer à toute mesure favorable à la majorité américaine.
Le président Obama a mentionné leur opposition à sa réforme de l'assurance-maladie, mais aussi à des mesures comme les allègements fiscaux pour les PME.
Barack Obama a profité de son passage à Milwaukee pour annoncer un investissement de 50 milliards de dollars, sur six ans, pour la réfection des routes, des voies ferrées et des pistes d'atterrissage du pays. Il a souligné que cet investissement dans les infrastructures du pays sera non seulement créateur d'emplois, mais aussi autofinancé.
Il voit dans cet investissement un exemple de la rupture que son administration fait avec celle de son prédécesseur, George W. Bush.
Le président Obama a ainsi expliqué que le financement de ce vaste chantier sera notamment assuré grâce à l'abolition d'une échappatoire fiscale qui permettait aux sociétés américaines d'obtenir des crédits d'impôt pour des emplois créés à l'étranger.
Obama en campagne
Pour Barack Obama, cette annonce marque le début informel de la campagne démocrate en vue des élections de mi-mandat, le 2 novembre prochain. Selon nombre d'experts, les démocrates risquent de perdre leur majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat.
Lors d'une autre annonce à teneur économique à venir cette semaine, il tentera de démontrer que les démocrates ont limité les dégâts causés par la crise.
Le président prendra également la parole mercredi, à Cleveland en Ohio, où il devrait demander au Congrès de rendre permanent le crédit d'impôt pour la recherche accordé aux entreprises. Cette proposition pourrait coûter 100 milliards de dollars sur dix ans au gouvernement américain. Ce projet serait financé entre autres par la suppression d'autres avantages fiscaux dont bénéficient les entreprises.
Barack Obama pourrait également évoquer cette semaine la prolongation des baisses d'impôt pour la classe moyenne et l'augmentation des montants alloués aux énergies vertes.
Le taux de chômage aux États-Unis s'est établi à 9,6 % en août. C'est le 16e mois consécutif où le taux de chômage américain se situe au-dessus des 9 %. Près de 15 millions d'Américains sont actuellement sans emploi.