Randy Tinseth, vice-président de la division des avions commerciaux de Boeing, le 6 juillet 2007
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PC/Ted S. Warren
De passage à Montréal, le vice-président de la division des avions commerciaux du géant américain Boeing, Randy Tinseth, a prédit que Bombardier allait éprouver plusieurs difficultés avec sa CSeries, des difficultés similaires à celles de Boeing avec son Dreamliner, dont la production a connu plusieurs reports.
Lors d'une rencontre sur le marché mondial des avionneurs, le vice-président de Boeing Randy Tinseth estime que Bombardier aura bien des casse-tête avec sa CSeries. Il prévoit aussi une forte compétition pour les monocouloirs de 100 à 200 places.
Randy Tinseth avait précédemment émis des doutes sur la viabilité économique de la CSeries en raison du marché, où les avions de 90 à 120 places sont peu populaires, et des nouvelles technologies que comportera le nouvel appareil de Bombardier.
M. Tinseth estime que la collaboration de Bombardier avec de nouveaux partenaires, dont certains en Chine, augmente pour l'avionneur québécois les risques de report de la livraison des appareils CSeries.
Le porte-parole de Bombardier, John Arnone, a déclaré que l'entreprise s'est accordé amplement de temps pour développer sa nouvelle série d'appareils monocouloirs.
Forte compétition
Boeing prévoit une intensification de la guerre que se livrent les fabricants d'avions commerciaux pour le marché des monocouloirs comptant entre 100 et 200 places.
Cette compétition viendra d'Airbus, de Bombardier, d'Embraer et de la Chinoise Comac, a précisé Randy Tinseth. Il a ajouté que ce marché générera 69 % des ventes d'avions neufs au cours des 20 prochaines années.
Ces prévisions montrent que la donne a changé quant aux demandes des compagnies aériennes, jugent les analystes. Alors que la demande était forte pour les appareils régionaux comportant moins de 90 places, les avions de plus grande taille, jugés moins énergivores, ont désormais la cote.