Des profits d'un milliard pour la Scotia

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne et The Globe and Mail

Le bénéfice de la Banque Scotia a augmenté de 14 % au troisième trimestre, à près de 1,1 milliard de dollars. Ses revenus sont demeurés essentiellement inchangés à 3,78 milliards de dollars.

La Banque Scotia a déclaré mardi un bénéfice net de 1,06 milliard de dollars pour son troisième trimestre, comparativement à 931 millions de dollars pour le même trimestre l'an dernier, soit une progression de 14 %.

Ses revenus sont demeurés essentiellement inchangés à 3,78 milliards de dollars.

Le bénéfice par action s'est quant à lui établi à 0,99 $, contre 0,87 $ pour la période correspondante en 2009. Les analystes prévoyaient un bénéfice d'un dollar par action.

« Ces résultats vigoureux ont été obtenus malgré l'incidence négative de 89 millions de dollars de l'affermissement du dollar canadien depuis un an », a affirmé Rick Waugh, président et chef de la direction de la Banque Scotia.

Toutefois, les profits nets de la division d'investissement Scotia Capitaux, qui fournit du crédit aux compagnies, aux institutions et aux gouvernements, ont chuté de 35 %, se chiffrant à 305 millions de dollars. Les autres grandes banques ont connu une baisse semblable.

« Les revenus provenant des prêts aux sociétés ont subi l'incidence négative de la réduction des volumes de prêts, en partie en raison des activités de fusions et acquisitions plus faibles que prévu », poursuit M. Waugh.

Néanmoins, les provisions pour pertes sur créances ont diminué de moitié, passant de 554 à 276 millions de dollars, un signe de la reprise économique. Ces provisions sont les sommes que la banque met de côté afin de couvrir les mauvais prêts. Elles augmentent quand l'économie est au ralenti.

Perspectives

La Banque Scotia estime être en bonne voie d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés pour 2010.

Selon elle, l'économie mondiale demeure en mode reprise. Les faibles coûts d'emprunt dans la plupart des pays devraient continuer d'appuyer la croissance.

Toutefois, les ménages américains épargnent davantage et dépensent moins. Cette situation pourrait restreindre les perspectives des principaux partenaires commerciaux du pays, dont le Canada.

L'économie avec Gérald Fillion

Classe économique avec Jean-Sébastien Bernachez

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