Plateforme gazière au large de la Nouvelle-Écosse (archives).
L'économie canadienne a crû à un taux de croissance annualisé de 2,0 % au deuxième trimestre, en baisse par rapport au taux révisé de 5,8 % enregistré au premier trimestre. Les premières estimations étaient de 6,1 % au premier trimestre.
L'économie canadienne a progressé à un rythme annualisé de 2 % au deuxième trimestre, alors que pour le premier trimestre, la croissance avait été de 5,8 %.
Le rythme de croissance de l'économie canadienne du deuxième trimestre demeure plus rapide que celui de 1,6 % des États-Unis.
Statistique Canada précise que les dépenses des consommateurs en biens et services, ainsi que l'investissement des entreprises en bâtiments résidentiels, ont augmenté plus lentement qu'au premier trimestre.
La hausse est surtout attribuable au secteur minier, particulièrement à l'extraction de pétrole et de gaz. Il y a tout de même un ralentissement en raison du recul du marché de la revente de maisons, du commerce de détail et du commerce de gros.
Les volumes des exportations et des importations ont tous deux augmenté. La croissance des importations a dépassé celle des exportations pour un deuxième trimestre consécutif.
Taux directeur
Compte tenu de la vigueur de l'économie canadienne, la Banque du Canada avait été la première cette année parmi les pays du G7 à relever son taux directeur.
L'annonce toutefois d'une croissance plus modeste au second trimestre rend maintenant incertain un nouveau relèvement du taux par la banque centrale, que l'on attendait mercredi prochain, estiment certains économistes.
« La possibilité qu'elle ne bouge pas est maintenant plus grande », a ainsi estimé Avery Shenfeld de la CIBC.
La plupart des économistes s'attendent encore à ce que la banque annonce une nouvelle hausse d'un quart de point de son taux directeur, comme elle l'avait fait en juin et juillet, ce qui le porterait à 1 %.
Mais il pourrait s'agir de la dernière d'ici la fin de l'année, dit Pascal Gauthier de la Banque TD, ajoutant que l'établissement préférera ensuite mesurer l'évolution de l'économie aux États-Unis, en Europe et en Asie avant de bouger.