Les négociations entre l'Association de la construction du Québec et l'Alliance syndicale, qui réunit cinq syndicats du secteur, reprennent en présence d'un conciliateur. Les deux parties doivent s'entendre sur le renouvellement des conventions collectives de 146 000 travailleurs.
L'Association de la construction du Québec et l'Alliance syndicale reviennent à la table de négociations, accompagnées cette fois d'un négociateur. Les grèves tournantes se poursuivent, avec une grève générale qui est prévue lundi prochain.
Depuis la semaine dernière, une quarantaine de chantiers ont été touchés par des grèves tournantes jugées illégales par la partie patronale. Sans contrat de travail depuis le 30 avril, les travailleurs de la construction entendent déclencher une grève générale illimitée le 30 août si aucune entente n'est conclue.
Le syndicat exige notamment des augmentations de salaire, des mesures pour réduire le déficit de la caisse de retraite, une troisième journée de congé de maladie payée par année, un meilleur dédommagement pour les travailleurs qui doivent utiliser leur véhicule pour se déplacer d'un chantier à l'autre.
L'Alliance réclame en outre la parité pour les travailleurs du secteur résidentiel léger, par rapport à ceux qui travaillent dans le résidentiel dit lourd. L'écart est de 2,50 $/heure. Les syndiqués refusent en outre que des heures supplémentaires soient payées à taux et demi plutôt qu'à taux double.
Les entrepreneurs accusent d'ailleurs les syndicats de refuser d'informer leurs membres des avancées à la table de négociation.
La négociatrice en chef de l'ACQ, Lyne Marcoux, a fait savoir mardi dernier que la partie patronale cherche à abolir des primes consenties à des employés du secteur industriel lourd. Quelque 8000 travailleurs bénéficient de primes garantissant neuf heures payées pour une journée de travail de huit heures.
Les syndiqués de la construction n'ont pas droit à la rétroaction lors de la signature de conventions collectives. L'Alliance estime ainsi que ses membres ont perdu 400 millions de dollars depuis que les conventions sont échues.
Les syndiqués n'ont cependant pas de fonds de grève, comme beaucoup d'autres syndicats. Plusieurs travailleurs admettent qu'une grève pourrait rapidement faire mal.