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Le Québec n'est plus la province la plus attrayante pour l'exploration et le développement miniers. Après avoir été favorite pendant trois années consécutives, l'industrie minière classe maintenant la province troisième au monde comme territoire où investir, favorisant maintenant l'Alberta.
Après avoir été favorite pendant trois années consécutives, les dirigeants de l'industrie minière trouvent désormais le territoire albertain plus intéressant que celui de la Belle Province. La hausse des droits miniers est montrée du doigt.
L'Institut Fraser est arrivé à cette conclusion en interrogeant plus de 400 dirigeants de l'industrie minière à l'échelle internationale au cours du mois de juin.
Dans la précédente enquête pour l'année 2009-2010, l'Alberta avait obtenu le quatrième rang. La Finlande arrive maintenant en deuxième place du palmarès, en hausse d'une position.
Pour Jean-François Minardi, de l'Institut Fraser, la hausse inattendue de l'impôt québécois sur les profits et la refonte de la Loi sur les mines sont venues ébranler le climat d'investissement.
« L'industrie minière n'est pas contre le fait de payer des impôts ou d'avoir des réglementations solides. Mais il ne faut pas que ça change du jour au lendemain », ajoute M. Minardi.
Le président de l'Association de l'exploration minière du Québec, Ghislain Poirier, estime que le climat d'investissement demeure excellent et ne craint pas la tempête. M. Poirier estime qu'il faudra attendre encore quelques mois pour connaître les réelles répercussions sur les investissements miniers. « Puis on verra comment le Québec se classera », indique-t-il.
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