La croissance ralentit

Le président américain, Barack Obama, s'exprime devant des travailleurs dans une usine de Détroit. Le président américain, Barack Obama, s'exprime devant des travailleurs dans une usine de Détroit.   © PC/Carlos Osorio

Le produit intérieur brut américain au deuxième trimestre a augmenté de 2,4 %, selon les estimations publiées vendredi. Il s'agit d'un net ralentissement de la croissance par rapport au premier trimestre.

Le produit intérieur brut américain augmente de 2,4 % au deuxième trimestre, en recul par rapport au premier. Le président Obama opte pour un optimisme prudent et défend son aide au secteur automobile.

Le premier trimestre a d'ailleurs été révisé à 3,7 % alors que les premières estimations donnaient une hausse de 2,7 %.

La croissance a été alimentée par les investissements des entreprises et les exportations, mais la hausse de 28,8 % des importations a contribué au ralentissement de la croissance. Les dépenses de consommation, moteur de l'économie américaine, ont augmenté de 1,6 % après une hausse de 1,9 %.

Ces données à la baisse pourraient effacer les gains que les marchés boursiers ont connus dernièrement et raviver la crainte d'un ralentissement significatif de la reprise américaine. La croissance de l'économie américaine n'arrive pas pour le moment à créer suffisamment d'emplois. Le taux de chômage demeure élevé à 9,5 %.

Au Canada, le produit intérieur brut a progressé de 0,1 % en mai au Canada après être resté inchangé en avril.

Obama reste prudent

« Un signe bienvenu ». Telle a été la réaction du président américain, Barack Obama, à la parution de ces données. Du même souffle, il a ajouté que les États-Unis doivent « faire augmenter ce taux de croissance » pour créer de l'emploi.

Devant des employés du fabricant automobile Chrysler à Détroit, le président a ajouté que les décisions difficiles prises dans ce secteur commençaient à porter fruit. « Nous avons beaucoup de chemin à parcourir, mais nous commençons à voir que certaines décisions difficiles commencent à payer », a-t-il déclaré.

Il a vanté avec ferveur les mérites des 60 milliards de dollars de fonds publics débloqués en 2009 pour aider Chrysler et General Motors (GM). Quelque 1 million d'emplois auraient été ainsi sauvés, selon lui.

« Si nous n'avions rien fait, non seulement vos emplois auraient disparu, mais les emplois des sous-traitants auraient disparu, les emplois chez les concessionnaires auraient disparu, et les villes en qui dépendent auraient été rayées de la carte », a soutenu le président Obama. » — Barack Obama

Avec Ford, les deux grands fabricants automobiles américains ont dû se restructurer en profondeur, licenciant au passage des centaines de milliers d'employés. Concédant que « certains emplois ne reviendront pas », le président américain a noté que les trois entreprises avaient depuis renoué avec la rentabilité.

GM pourrait retourner en bourse dans les prochains mois, ce qui permettrait à l'État de se défaire de sa participation de 60 % dans l'entreprise. Cette participation est évaluée à 50 milliards.

Du côté de Chrysler, le PDG Sergion Marchionne a annoncé le maintien d'une usine et l'embauche de 900 employés de plus, lors du passage de Barack Obama.

Au Canada, Ford va licencier près de 400 employés à Windsor en novembre prochain. La même semaine, General Motors a fermé son usine à Windsor, ce qui a touché 500 employés. Environ 200 d'entre eux cherchent un emploi, alors que les autres ont accepté de prendre leur retraite.

L'économie avec Gérald Fillion

Classe économique avec Jean-Sébastien Bernachez

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