![]()
|
|
|
Photo: Images diffusées sur Radio-Canada Conrad Black à sa sortie de prison |
Conrad Black est sorti de prison mercredi après-midi, après avoir versé une caution de 2 millions de dollars. « Je peux vous confirmer qu'il n'est plus sous notre garde », a déclaré le porte-parole de la prison de Coleman, en Floride.
D'après des témoignages, il serait sorti par une porte arrière.
L'ex-magnat de la presse devra se présenter en cour vendredi à 13 h 30 (HAE), à Chicago, pour régler les derniers détails des conditions de sa mise en liberté.
Mercredi matin, la cour fédérale américaine à Chicago avait autorisé M. Black à retrouver sa liberté contre une caution de 2 millions de dollars. L'audience a eu lieu devant la juge Amy St. Eve, la même qui a présidé le procès au criminel de M. Black.
La caution est garantie par l'homme d'affaires américain Roger Hertog. Toutefois, Conrad Black ne pourra quitter le territoire des États-Unis. Ses avocats demandaient que leur client puisse retourner au Canada, où il possède une résidence.
Sa sortie de prison survient deux jours après l'obtention de sa libération conditionnelle lundi. M. Black avait déposé une demande de libération le 7 juillet dernier. Son avocat, Miguel Estrada, a plaidé que son client, emprisonné depuis deux ans, ne pourrait pas récupérer le temps passé derrière les barreaux dans l'éventualité d'un jugement favorable.
Une révision de la Cour suprême rouvre le dossier
Cette demande faisait suite à une décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a invalidé les trois condamnations pour fraude prononcées contre le Montréalais d'origine.
L'ancien homme d'affaires n'a pas bénéficié d'un procès totalement équitable, en raison du recours trop large à la notion d'« obligations morales », a conclu le plus haut tribunal américain.
La Cour a jugé que la portée d'une loi fédérale sur la fraude, qui a mené à la condamnation de Conrad Black, devait être limitée.
L'affaire Conrad Black
Depuis 2008, Conrad Black purge une peine de six années et demie de pénitencier en Floride. En juillet 2007, il a été reconnu coupable de fraudes dans le cadre du versement d'indemnités de non-concurrence. Ces événements se sont produits lorsque le groupe Hollinger International, dont il était le propriétaire, a vendu des centaines de ses journaux.
Il a aussi été reconnu coupable d'avoir violé une ordonnance du tribunal lui interdisant de toucher à tout ce qui pourrait constituer une preuve. Black avait alors déplacé 13 boîtes de documents dans ses bureaux de Toronto. Ses actes avaient été filmés par une caméra de surveillance.
Conrad Black est un Montréalais d'origine âgé de 65 ans. Il était parvenu à créer le troisième groupe de presse au monde en achetant des entreprises de presse dans plusieurs pays.
En plus de tenter de faire annuler les condamnations pour fraude et pour entrave à la justice, Conrad Black pourrait devoir se défendre sur deux autres fronts :
D'autres poursuites planent sur Conrad Black, notamment celle d'anciens investisseurs qui l'accusent d'avoir fait perdre de la valeur à Hollinger.
|
|
Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/Reinhold Matay La prison en Floride où Conrad Black purgeait sa peine. |
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et Reuters

Dossier
En janvier 2002, une centaine de municipalités ont été touchées par des fusions. Dix ans plus tard, quel est l'impact de ces fusions?

Dossier
La situation en Irlande, en Italie, en Grèce, aux États-Unis et au Canada

Dossier
Des entrevues avec des experts sur l'impact d'une éventuelle récession au pays, un lexique de l'économie, nos articles, nos dossiers et le blogue de Gérald Fillion.

Dossier
Un grand dossier sur l'évolution de la production et de la consommation d'électricité au Canada d'ici 2020.

Dossier
Notre dossier sur les grandes étapes qui ont mené au dépôt du projet de loi créant la commission canadienne des valeurs mobilières.