Les récoltes de blé seront moins abondantes que prévu.
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Des inondations dans les Prairies combinées à une sécheresse en Europe et en Russie font grimper en flèche le prix du blé. Le prix de cette céréale a atteint un sommet en 13 mois vendredi à la bourse de Chicago, à près de 6 $ le boisseau. Un boisseau équivaut à environ 27 kilogrammes.
Des inondations dans les Prairies combinées à une sécheresse en Europe et en Russie font grimper le prix du boisseau de bél à 6 $US à la Bourse de Chicago - un sommet en 13 mois.
Le prix du blé a bondi de 8 % la semaine dernière et de 35 % depuis juin.
Plusieurs des grands exportateurs du monde, sauf les États-Unis, connaissent une saison difficile. La Russie est aux prises avec sa pire sécheresse depuis une décennie, un manque de précipitations accompagné de chaleur intense. En Australie, ce sont les sauterelles qui attaquent les récoltes.
En outre, plusieurs scientifiques s'inquiètent de la propagation de la rouille noire - une maladie du blé - dans plusieurs pays. Pour l'instant, aucun des principaux producteurs n'a été touché par ce champignon aux effets dévastateurs.
Au Canada, le gouvernement fédéral a annoncé début juillet une aide supplémentaire de 450 millions de dollars pour les agriculteurs en raison des inondations qui touchent les provinces de l'Ouest.
Pas de crise alimentaire à prévoir
Cependant, on est loin du sommet de plus de 13 $ le boisseau atteint lors de la flambée des prix en 2008. Cette situation avait provoqué des émeutes de la faim dans plusieurs pays, dont l'Égypte et Haïti.
La récession mondiale avait ensuite provoqué la chute des prix.
Cette fois la demande mondiale pour le blé est relativement stable, ce qui limite la hausse des prix.
Les mauvaises récoltes de cette année ne risquent pas de provoquer une pénurie : les réserves mondiales devraient atteindre 187 millions de tonnes métriques d'ici la fin de la saison, ce qui équivaut à trois ans de production américaine.