BCE s'estime défavorisée

George A Cope, PDG de BCE. George A Cope, PDG de BCE.   © PC/Graham Hughes

BCE, la maison-mère de Bell, a ses concurrents de la câblodistribution dans la ligne de mire. Le président de l'entreprise, George Cope, a demandé lundi au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), d'appliquer « une symétrie réglementaire aux entreprises de câblodistribution et de télécommunications ».

L'entreprise demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes de changer les règles pour l'acquisition de nouveaux clients.

Il estime que les règlements actuels « favorisent depuis longtemps les entreprises de câblodistribution par rapport à celles de télécommunications lorsqu'il s'agit d'acquérir de nouveaux abonnés ».

L'entreprise demande donc l'abolition d'une règle permettant aux câblodistributeurs « d'annuler le service téléphonique d'un client lorsqu'il change de fournisseur ». BCE estime que « les clients devraient devoir traiter d'abord avec leur fournisseur de téléphonie actuel avant tout transfert ».

D'autre part, elle réclame l'élimination des frais « que les entreprises de câblodistribution peuvent imposer aux entreprises de télécommunications pour l'accès à leur câblage intérieur ». Et de déplorer que Bell ne puisse pas imposer de tels frais.

Les petits fournisseurs d'accès à Internet aussi dans la ligne de mire

BCE a ajouté que de permettre à des fournisseurs d'accès à Internet en gros, comme Primus, de bénéficier des nouveaux réseaux de Bell représenterait un désavantage pour l'entreprise. Elle estime même que cela pourrait la freiner dans sa volonté de développer ce type de réseaux dans des zones rurales, rapporte le Globe and Mail dans son compte-rendu des audiences.

L'entreprise s'apprête à lancer cette année de nouveaux produits de télévision IP (par Internet) à Montréal et à Toronto.

Ces griefs surviennent au moment où le CRTC se penche sur les conditions entourant les nouveaux réseaux à large bande, notamment la fibre optique et le sans-fil. Les règles actuelles imposent aux « fournisseurs dotés d'installations », soit les grosses entreprises, de louer une partie de leur réseau à de plus petits concurrents.

Rappelons que l'organisme de régulation a autorisé Bell à facturer l'accès à Internet selon le trafic consommé chaque mois, notamment aux fournisseurs en gros.

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