Le gouverneur de la Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest, Philippe-Henri Dacoury-Tablay
Le gouverneur de la Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest, Philippe-Henri Dacoury-Tablay, déplore le fait que le Canada ait retiré plusieurs pays africains de sa liste de l'aide internationale.
Le gouverneur de la Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest, Philippe-Henri Dacoury-Tablay, critique le retrait de l'aide internationale accordée par Ottawa à plusieurs pays africains.
« Le Canada a ses raisons, et il faut sûrement les comprendre, mais nous trouvons que c'est regrettable », a-t-il déclaré à Radio-Canada, lors de son passage pour la réunion des gouverneurs des banques centrales francophones.
« Nous pensons que nous avons encore besoin d'être aidés. Simplement, il faut faire en sorte que l'assistance des pays développés, et du Canada en particulier, serve effectivement au développement des pays africains », a-t-il ajouté.
« Des potentialités énormes »
En 2010 et en 2011, le continent africain devrait connaître une croissance de 4 à 6 %, selon le Fonds monétaire international.
M. Dacoury-Tablay, évoque quant à lui des « potentialités énormes dans le secteur minier », une « marge de progression en agriculture », un potentiel énergétique ou encore une jeunesse « studieuse » et une main-d'oeuvre « abondante ».
S'il estime que l'Afrique « ne doit pas brader son potentiel », il évoque le besoin de coopérer avec les pays étrangers susceptibles d'aider le continent.
Une banque « plus sollicitée »
Quant au rôle de l'institution qu'il dirige, M. Dacoury-Tablay estime qu'il diffère de celui des banques centrales des pays développés. « Nous sommes plus sollicités », estime-t-il, citant notamment la somme de 2,76 milliards de dollars avancée aux huit pays membres pour faire face à la crise.
Les pays membres de la Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte-d'Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.