Le marché du luxe explose

Maison

Le marché immobilier des maisons de luxe explose au Canada.

Selon l'agence Remax, la demande pour les maisons de luxe s'accentue au Canada et le nombre de ventes fracasse des records.

Selon la firme Remax, au premier trimestre de 2010, des records de vente ont été établis dans neuf des treize marchés analysés. De nouveaux sommets ont ainsi été atteints dans le secteur haut de gamme au cours des trois premiers mois de l'année.

Dans plusieurs villes canadiennes, le nombre de transactions a triplé ou quadruplé depuis un an. La région de Kelowna, en Colombie-Britannique, a enregistré au premier trimestre une augmentation de 700 % du nombre de transactions de maisons de prestige. La ville devance ainsi toutes les autres régions canadiennes.

L'île de Montréal se classe en deuxième position au chapitre de la hausse du pourcentage de vente, avec 300 %. Viennent ensuite Victoria (275 %), le Grand Toronto (263 %), le Grand Vancouver (184 %), Hamilton-Burlington (169 %), Edmonton (164 %), London-St.Thomas (125 %) et Ottawa (121 %).

Au premier trimestre, la transaction la plus coûteuse a été conclue à Vancouver. Une résidence de 11 600 pieds carrés a été vendue pour un peu plus de 10 millions de dollars. À Montréal, la propriété la plus dispendieuse a trouvé preneur pour 5,5 millions de dollars. Dans la région de Montréal, une propriété doit être affichée à un prix supérieur à 1,5 million de dollars pour être considérée comme une habitation de prestige.

Investisseurs étrangers

Plusieurs facteurs expliquent cette remontée du marché immobilier de luxe, selon Remax.

D'abord, le marché reprend vie après avoir été durement touché par la récession. Sylvain Dansereau, vice-président directeur de Remax Québec souligne qu'avec la reprise économique, « nous nous attendons à ce que le nombre des bien nantis commence à gonfler, après le repli des deux dernières années. Le marché des résidences de luxe ne s'en portera que mieux ».

Les acheteurs fortunés profitent eux aussi des conditions avantageuses du marché, dont la faiblesse des taux hypothécaires.

L'immigration et les investissements étrangers ont aussi un impact sur l'immobilier de luxe. Les acheteurs du Moyen-Orient, de Chine et d'Europe se sont multipliés et ont soutenu les ventes dans plusieurs régions au premier trimestre. La stabilité politique et bancaire canadienne attire les investisseurs étrangers qui voient souvent les habitations canadiennes comme un placement.

L'économie avec Gérald Fillion

Classe économique avec Jean-Sébastien Bernachez

Facebook