Économie
Affaire Norbourg
La défense opte pour un procès devant jury
Mise à jour le vendredi 19 mars 2010 à 22 h 42
Exclusif
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Photo: La
Presse Canadienne /Paul Chiasson
Un agent de la GRC devant les bureaux de Norbourg (archives)
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Radio-Canada a appris que les avocats des cinq coaccusés de Vincent Lacroix, l'ex-PDG de Norbourg, optent à nouveau pour un procès devant jury. Les avocats du ministère public privilégiaient pour leur part un procès devant juge seul.
Un premier procès a avorté, en janvier, devant l'impossibilité pour les jurés de parvenir à un verdict unanime.
Il semble que plusieurs membres du jury avaient jugé les libellés des chefs d'accusation trop détaillés et la preuve, trop complexe. Le jury a dû se pencher sur quelque 30 000 pages de documents et entendre une soixantaine de témoins.
Depuis, la Couronne a tenté de simplifier sa poursuite, allégeant le dossier mais de très peu. Elle a réduit le nombre de chefs d'accusation de quelque 700 à 615, retirant notamment les accusations de complot et de recyclage de produits de la criminalité.
Les cinq présumés complices de Vincent Lacroix
- Serge Beugré, ex-directeur général de Norbourg
- Félicien Souka, ex-informaticien chez Norbourg
- Jean Cholette, ex-teneur de livres chez Norbourg
- Rémi Deschambault, comptable agréé, vérificateur externe indépendant
- Jean Renaud, ex-consultant chez Norbourg et ex-fonctionnaire du ministère des Finances du Québec
Les cinq hommes ont toujours nié les accusations déposées contre eux.
En septembre dernier, Vincent Lacroix a quant à lui plaidé coupable à quelque 200 chefs d'accusations, notamment de fraude, de complot, de recyclage de produits de la criminalité et de fabrication de faux documents. Il a été condamné à 13 ans de prison. Il pourrait bénéficier d'une libération conditionnelle au sixième de sa peine.
En tout, 9200 investisseurs ont été floués dans l'affaire Norbourg. On estime à 100 millions de dollars les fonds détournés.