![]() Lutte contre le déficit Pas de panique, dit Desmarais filsMise à jour le vendredi 19 mars 2010 à 18 h 13
L'homme d'affaires Paul Desmarais fils estime que le gouvernement du Québec doit faire preuve de prudence dans sa lutte au déficit. Il s'inscrit ainsi en faux avec les tenants d'une hausse marquée des tarifs des services et de l'électricité, comme l'ancien premier ministre Lucien Bouchard. Il est rare que M. Desmarais se prononce sur des sujets d'actualité. Le PDG de Power Corporation s'est néanmoins prêté au jeu, vendredi, à 11 jours du dépôt du budget Bachand, alors qu'il était invité à une table ronde du Conseil consultatif international de HEC Montréal. Selon lui, le gouvernement Charest a le devoir d'assainir les finances publiques pour ne pas refiler la facture aux prochaines générations. Mais du même souffle, il rappelle que la relance économique demeure fragile, ce qui dicte une lutte au déficit « équilibrée et pondérée dans le temps ». Selon moi, il ne faut pas trop faire bouger la barque. Tout commence à aller mieux, mais je crois que les temps sont encore incertains. Sauf qu'à un moment donné, il faudra s'y attarder. C'est une question de dosage et de jugement. — Paul Desmarais fils « C'est certain qu'il ne faut pas s'imaginer que l'on va se sortir de nos déficits dans les quelques années qui viennent, a-t-il dit. Ça va prendre un certain temps et un effort de la part de tout le monde. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est paniquer. Tous les gouvernements doivent y aller calmement, doucement sur une période de temps. » Il rejette aussi une hausse brutale et tous azimuts des tarifs, comme certains le préconisent. « Lentement, il faut que les gens absorbent le coût des services que l'on a tous ici et que l'on aime, estime-t-il. Il est certain qu'il faut les payer, il ne faut pas le mettre sur le dos des futures générations. Il faut équilibrer tout cela, mais il faut le faire sur une période de temps. » Il estime que le gouvernement Charest a réussi à gérer la récession de façon efficace, notamment en misant sur des programmes d'infrastructures. « Je trouve qu'au Québec, on a très peu senti la crise », affirme-t-il. Dossiers en profondeur
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