La Toyota Prius a dû être bloquée par une voiture de police.
L'agence de la sécurité routière américaine (NHTSA) n'a « rien trouvé » pour expliquer le problème que prétend avoir rencontré un conducteur d'une Toyota Prius le 8 mars dernier.
La sécurité routière américaine ne parvient pas à identifier la cause de l'accélération incontrôlée d'une Prius en Californie, mais indique que les freins sont presque détruits. Toyota évoque de « sérieuses incohérences ».
L'Américain James Sikes a affirmé que son véhicule avait accéléré à plus de 145 km/h lorsque la pédale d'accélérateur s'était coincée. Des policiers avaient dû placer leur voiture devant la Prius alors que celle-ci décélérait, en coinçant leur pare-chocs arrière contre l'avant du véhicule.
Pourtant, sa voiture comportait un système de sécurité permettant de couper l'accélération si la pédale de frein est actionnée en même temps que celle de l'accélérateur. M. Sikes dit avoir tenté cette manoeuvre, mais sans succès.
Mais ce système « a fonctionné pendant le test de nos ingénieurs » sur la voiture de M. Sikes, a indiqué la NHTSA.
Toutefois, l'organisme de sécurité routière a indiqué que certaines des plaquettes de frein de la voiture étaient complètement usées et les disques, endommagés. L'enquête se poursuit, mais la NHTSA a indiqué qu'« il se pourrait qu'on ne sache jamais exactement ce qui est arrivé à cette voiture ».
Toyota mène sa propre enquête
Toyota, de son côté, a mené sa propre enquête. L'entreprise a affirmé lundi que les résultats obtenus présentaient de « sérieuses incohérences » avec la description des événements. « Le système de sécurité fonctionnait comme il se doit et aurait dû arrêter facilement le véhicule », a ajouté Mike Michels, porte-parole de Toyota.
Du même souffle, il a déclaré : « Dire que l'incident a été couvert de façon sensationnaliste est un euphémisme ». Selon lui, « depuis l'annonce des rappels, les plaintes pour des accélérations incontrôlées se sont inexplicablement multipliées ».
Des millions de rappels
Toyota a dû rappeler près de 9 millions de voitures défectueuses dans le monde, mais il assure qu'il ne s'agissait que de problèmes mécaniques liés aux pédales de frein ou d'accélération.
De ce nombre, 437 000 Prius ont été rappelées, car les conducteurs de ces voitures « peuvent ressentir une absence ou un retard de freinage en raison d'un dysfonctionnement du programme de contrôle du système de freinage antiblocage », selon Toyota.