Des pièces de monnaie canadienne
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PC/Winnipeg Free Press - Ken Gigliotti
Le dollar canadien se dirige à grande vitesse vers la parité avec le dollar américain. Vendredi, il a clôturé à 98,20 ¢US, en hausse de 0,57 ¢US.
Le huard termine la semaine à 98,20 ¢US vendredi, sous l'effet cumulé des données sur l'emploi, du prix des ressources naturelles et de l'éventualité d'une hausse des taux d'intérêt.
Le huard enregistre ainsi sa 11e séance consécutive de hausse, soit sa plus longue séquence depuis 23 ans. C'est aussi le retour à son plus haut niveau depuis juillet 2008, alors qu'il avait atteint la parité avec le billet vert.
Cette envolée s'explique entre autres par des données meilleures que prévues au chapitre de l'emploi : l'économie canadienne a créé 20 900 emplois en février, faisant baisser le taux de chômage à 8,2 %.
En plus de ces données sur l'emploi, le huard est propulsé par l'éventualité d'une hausse des taux d'intérêt par la Banque du Canada dans les prochains mois. Selon les prévisions, la Réserve fédérale américaine devrait attendre quelques mois de plus que son homologue canadien pour hausser ses taux, ce qui rendrait les obligations canadiennes plus attractives pour les investisseurs.
D'autre part, la montée du prix des ressources naturelles, en premier lieu le gaz naturel et le pétrole, contribue à faire grimper la monnaie canadienne.
Les banques prévoient la parité
Mercredi dernier, un rapport de Marchés mondiaux CIBC a prédit la parité entre les deux monnaies au cours de l'été prochain.
Le Mouvement Desjardins a de son côté annoncé la parité au printemps dans une étude de janvier dernier. « La route s'annonce cahoteuse, mais la devise devrait passer la parité d'ici le printemps », notait l'institution. Et d'ajouter : « Nous restons d'avis que des prix du pétrole au-dessus de 90 $ US le baril sur une longue période seront nécessaires pour assurer une parité durable ».