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Économie

Hydro-Québec

Une entente de principe avec le Vermont

Mise à jour le jeudi 11 mars 2010 à 16 h 26

Vermont

Hydro-Québec a signé jeudi une entente de principe avec les deux principales entreprises d'électricité du Vermont, Central Vermont Public Service (CVPS) et Green Mountain Power (GMP), pour renouveler le contrat d'approvisionnement d'électricité de cet État américain.

Le gouverneur du Vermont, Jim Douglas, a déclaré que le contrat « assurera un approvisionnement stable en énergie propre et renouvelable à prix concurrentiel jusqu'en 2038 ».

Les deux parties se donnent jusqu'au 30 juin 2010 pour s'entendre sur un contrat.

Des représentants de Green Mountain Power et de Central Vermont Public Service Corporation étaient à Québec depuis mercredi. Les négociations auraient commencé il y a plus d'un an.

Une loi pour désigner l'hydroélectricité énergie renouvelable

« Une des dispositions clés de l'entente est l'adoption par le gouvernement du Vermont d'une législation désignant l'énergie produite par la grande hydraulique, y compris l'électricité fournie par Hydro-Québec, comme une énergie renouvelable », peut-on lire dans le communiqué. Cela permettrait de dégager des revenus à partir de crédits d'énergie renouvelable.

Un représentant démocrate de l'État, Tony Klein, tente de faire passer une loi qui accorderait le qualificatif de renouvelable à l'hydroélectricité québécoise, à condition qu'Hydro-Québec s'engage pour 10 ans ou plus, selon la radio publique du Vermont.

M. Klein a déclaré qu'une entente avec Hydro-Québec était « extrêmement importante » pour le Vermont. « C'est une grande source fiable d'énergie sans émission de carbone », a-t-il ajouté. Il s'attend à une extension du contrat de 10 ans, voire 20.

L'actuel contrat entre la société d'État et le Vermont est en vigueur depuis 1987 et valide jusqu'en 2016. L'État américain achète environ le tiers de son électricité à Hydro-Québec, soit environ 310 mégawatts à 6,5 ¢US le kilowattheure, selon le Rutland Herald.

L'entente de principe prévoit moins de mégawattheures que l'actuel contrat. Hydro-Québec explique qu'il s'agit d'une différence de « facteur d'utilisation », mais la quantité d'énergie vendue sera identique. Les livraisons d'énergie se feront avec plus de constance, comparativement aux fluctuations au fil de la journée pour l'actuel contrat.

Un autre fournisseur pourrait disparaître

Outre Hydro-Québec, la Vermont Yankee Nuclear Power Station fournit un autre tiers de l'électricité à cet État américain. Mais le sénat du Vermont a récemment voté la fermeture de cette centrale, dont la licence expire en 2012.

Le Vermont n'a pas exprimé son intention d'obtenir de combler cette perte auprès d'Hydro-Québec pour l'instant, soutient la société d'État. « Mais nous restons à l'affût », a déclaré le porte-parole de celle-ci, Marc-Brian Chamberland. Il précise que l'augmentation des exportations vers la Nouvelle-Angleterre fait partie des priorités de l'entreprise.

Radio-Canada.ca avec Associated Press

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