![]() Budget du Québec Le dilemme du ministre des FinancesMise à jour le jeudi 11 mars 2010 à 4 h 26 Exclusif
Radio-Canada a appris que le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, hésite à augmenter de façon importante les tarifs d'électricité parce qu'une partie de la somme récoltée par Hydro-Québec irait dans les coffres d'Ottawa. En situation déficitaire, le gouvernement québécois cherche des façons d'augmenter ses revenus. Parmi les possibilités, il y a l'augmentation de la taxe de vente du Québec (TVQ) et celle sur le carburant. Mais il y a aussi les tarifs. Un groupe d'économistes qui conseillent le ministre des Finances a identifié les tarifs d'électricité comme étant une source importante de revenus. Augmenter le prix de l'électricité de 1,5 cent le kilowatt/heure ajouterait 2,2 milliards de dollars dans les coffres de la province. Or, Ottawa tiendrait compte de cette augmentation de revenus du Québec. « Là va se poser la question de la péréquation », souligne Claude Montmarquette, du Département de sciences économiques de l'Université de Montréal. Le ministre des Finances est embêté : quel pourcentage d'une hausse des tarifs d'électricité le Québec touchera-t-il vraiment sans être pénalisé par Ottawa? « Il y a possiblement une taxe de péréquation sur toute hausse de profit d'Hydro-Québec. Maintenant, ça peut être calibré ou libéré de façon différente », poursuit M. Montmarquette. Une entrée de fonds qui peut être taxée à 50 %. En modifiant unilatéralement le calcul de la péréquation en 2008, le gouvernement fédéral a brouillé les cartes et indisposé le ministre des Finances du Québec. De plus, Ottawa a signé une entente avec Hydro One, en Ontario, pour protéger une partie de ses revenus. Mais une telle entente n'a pas été conclue avec Hydro-Québec, ce qui fait perdre 250 millions de dollars au Québec. La décision d'aller sur un point supplémentaire de TVQ [est] peut-être plus facilement rentable que d'aller sur les tarifs d'électricité. — Claude Montmarquette, du Département de sciences économiques de l'Université de Montréal La question de la péréquation revient donc hanter le ministre des Finances du Québec, à quelques jours de la présentation de son budget. D'après un reportage de Pierre Duchesne De son côté, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a déclaré publiquement, mercredi, qu'une augmentation de la taxe de vente (TVQ) serait la mesure ayant « le moins d'impacts négatifs » pour renflouer les coffres de la province. Dossiers en profondeur
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