Le ministre du développement économique, Clément Gignac
©
PC/Jacques Boissinot
À l'approche du dépôt du budget du Québec, le ministre du Développement économique, Clément Gignac, considère qu'une augmentation de la taxe de vente (TVQ) serait la mesure ayant « le moins d'impacts négatifs » pour renflouer les coffres de la province.
Le ministre du Développement économique considère qu'une augmentation de la taxe de vente serait la mesure ayant « le moins d'impacts négatifs » pour renflouer les coffres de la province.
Tous les contribuables et toutes les entreprises paient cette taxe, ce qui en ferait une option plus juste qu'une hausse de l'impôt sur le revenu, a ajouté M. Gignac. De plus, cette option laisse le choix aux contribuables « d'épargner plutôt que de dépenser », ce qui représente un autre avantage par rapport à l'imposition du revenu.
Une augmentation de 1 % déjà prévue
Le budget 2009-2010 prévoyait déjà une augmentation de 1 % de la TVQ en janvier 2011, mais le prochain budget pourrait annoncer une seconde hausse de même valeur. Si tel était le cas, cette augmentation annulerait la baisse de deux points de la taxe sur les produits et services décidée par le gouvernement conservateur.
Ces deux hausses apporteraient à Québec 3,2 milliards de dollars en plus dans ses coffres, alors que le gouvernement prévoit un déficit budgétaire de 4,7 milliards de dollars en 2009-2010. Il estime être capable de revenir à l'équilibre en 2013-2014.
Le Parti québécois cible l'harmonisation des taxes
Le ministre des Finances n'a pas donné d'indications à cet effet. « Les réponses du gouvernement viendront au budget », a-t-il déclaré en Chambre.
Le porte-parole du Parti québécois en matière de finances, Nicolas Marceau, critique cette possible hausse. Il estime que le gouvernement libéral aurait dû régler la question de l'harmonisation des taxes avec Ottawa. « La question de l'harmonisation [de la TVQ et de la TPS], c'est l'équivalent de pratiquement deux ans de hausse d'un point de TVQ », a-t-il lancé.
Québec demande une compensation de 2,6 milliards à Ottawa pour les coûts administratifs engendrés par l'harmonisation des deux taxes. L'Ontario a reçu 4,3 milliards pour la même mesure.