Le métro de Montréal (archives)
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PC/Paul Chiasson
L'entreprise espagnole CAF compte tenter de remporter le contrat pour le renouvellement des rames du métro de Montréal, à l'instar de l'alliance Bombardier - Alstom et de l'entreprise chinoise ZhuZhou.
L'entreprise espagnole CAF dépose une offre pour remporter le contrat de renouvellement du métro de Montréal, concurrençant ainsi l'alliance Alstom - Bombardier et l'entreprise chinoise ZhuZhou.
Le constructeur espagnol a déposé un dossier à la Société de transport de Montréal (STM) pour lui faire part de son intérêt.
Il estime posséder « des atouts importants et une maîtrise des technologies de voitures de métro sur pneumatiques qui découlent notamment de ses expériences récentes », notamment à Mexico et à Santiago, au Chili.
Une usine au Québec envisagée
Il se dit prêt à construire une usine au Québec pour respecter l'exigence de contenu canadien et compter l'appui de plusieurs fournisseurs au Québec.
CAF compte près de 5000 employés. L'entreprise a notamment fabriqué des rames de métro pour les villes de Washington, Rome, Bruxelles, Madrid, et ce, tant avec des roues d'acier que sur pneus.
Le constructeur ferroviaire fabrique aussi des trains, notamment à grande vitesse, et offre des services de maintenance et de réparation.
ZhuZhou tente aussi de décrocher le contrat
Rappelons que l'entreprise chinoise ZhuZhou a aussi annoncé son intention de répondre à l'avis d'intention de la STM. Elle propose toutefois des roues d'acier plutôt que des pneus.
L'entreprise s'est adjoint les services de l'avocat Julius Grey pour intenter une poursuite contre la STM, afin de contester l'exigence de roues sur pneus. La société de transport a répliqué qu'il lui revenait « le soin de définir ses besoins dans un domaine où son expertise est universellement reconnue ».
M. Grey a déclaré à Radio-Canada que ZhuZhou comptait répondre formellement à l'avis d'intention vendredi ou à la date limite, lundi.
Si CAF ou ZhuZhou répondaient aux exigences de la STM, celle-ci devrait lancer un nouvel appel d'offres. Dans le cas contraire, Alstom et Bombardier remporteraient la mise.
Les sous-traitants inquiets
De son côté, l'Association des manufacturiers d'équipements de transport et de véhicules spéciaux s'est inquiétée d'un éventuel délai de quatre à six mois avant le début de la production de nouvelles rames advenant un nouvel appel d'offres.
Selon l'association, il s'agit de l'un des contrats « les plus attendus de l'industrie » qui voit ses carnets de commandes se vider.
Les premières voitures de métro doivent entrer en service en juillet 2012.