Le PDG de Toyota, Akio Toyoda (au centre), le PDG de la division américaine, Yoshiumi Inaba (à droite) et une interprète (à gauche) devant le Congrès
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AFP/Mark Wilson
Le président de Toyota, Akio Toyoda, présente ses excuses devant la Commission de surveillance de l'action gouvernementale à Washington pour les défectuosités qui ont conduit au rappel de plus de 8 millions de voitures dans le monde.
Le PDG de Toyoya, Akio Toyoda, se dit « profondément désolé de tout accident que les conducteurs ont pu rencontrer » lors de son témoignage sur les défectuosités qui ont entraîné le rappel de 8 millions de voitures.
Il a fait part de sa certitude que les problèmes d'accélération n'étaient pas de nature électronique. Et d'ajouter : « Nous partageons entièrement les informations dont nous disposons avec les autorités ».
Le dirigeant a suggéré que les priorités de l'entreprise étaient devenues « confuses » dans sa quête de croissance. « Je regrette que cela ait débouché sur les problèmes de sécurité décrits dans les rappels auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui », pouvait-on lire dans le texte de son discours dévoilé avant sa comparution.
Le directeur des opérations de Toyota aux États-Unis a tenu les mêmes propos mardi devant une autre commission, celle de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants.
Le mea culpa en sol américain
Le petit-fils du fondateur de Toyota avait déclaré la semaine dernière qu'il mandatait le patron de Toyota en Amérique du Nord pour se rendre à Washington et répondre aux questions des élus du Congrès. Mais après avoir reçu une invitation formelle du Congrès, il a finalement accepté de s'y rendre. Akio Toyoda s'est dit heureux de se rendre aux États-Unis.
Il est reproché à Toyota sa lenteur de réaction à la suite de plusieurs plaintes reçues au sujet des différentes défectuosités qui touchent les véhicules.
Akio Toyoda n'est pas étranger à la culture d'entreprise américaine. Il a étudié au Massachusetts, où il a obtenu un MBA en 1982. Il a par la suite été nommé vice-président d'une entreprise codétenue en Californie par Toyota et General Motors. Il devrait toutefois s'adresser principalement à la commission en japonais, par l'intermédiaire d'un interprète.
Le secrétaire aux Transports comparaît aussi
Le secrétaire américain aux Transport Ray LaHood, qui a comparu mercredi matin, a défendu l'action de l'agence de sécurité routière américaine (NHTSA).
Le président de la commission, Edolphus Towns, s'est demandé si cet organisme avait « utilisé ses outils légaux pour enquêter » sur les problèmes de Toyota. Et de se dire très sceptique sur l'hypothèse des tapis de sol pour expliquer que des pédales d'accélérateur se soient coincées.
« Nous allons nous assurer que chaque Toyota peut être conduite en sécurité », lui a assuré Ray LaHood.