![]() Toyota 437 000 voitures hybrides rappeléesMise à jour le mardi 9 février 2010 à 19 h 40
Les problèmes de Toyota se poursuivent. Le constructeur japonais a annoncé mardi qu'il rappelle 437 000 voitures hybrides touchées par un problème du système de freinage. Parmi les véhicules rappelés se trouvent 199 666 Prius de troisième génération, fabriquées au Japon et commercialisées depuis l'an dernier. Environ 65 % d'entre elles ont été vendues aux États-Unis. Selon un document remis par Toyota aux autorités nippones, les conducteurs de ces voitures « peuvent ressentir une absence ou un retard de freinage en raison d'un dysfonctionnement du programme de contrôle du système de freinage antiblocage ». Ce défaut a été corrigé en usine en janvier. Les Prius rappelées sont celles qui ont été mises en circulation avant cette date. Le rappel mondial concerne également des dizaines de milliers de Lexus HS250h et de SAI, dont les ventes seront interrompues au Japon jusqu'à la fin février ou au début de mars. Il s'applique aussi à des dizaines de Prius PHV, dont la batterie se recharge sur une simple prise secteur. Ce modèle ne doit être commercialisé à grande échelle qu'en 2011, mais il est déjà loué à quelques entreprises et institutions à titre expérimental. Toyota indique être en mesure de réparer immédiatement le défaut sur les Prius. Les mesures correctives ne sont cependant pas encore prêtes pour les autres modèles rappelés, ce qui contraint l'entreprise à interrompre ses ventes au Japon. Depuis l'automne, Toyota a rappelé 8 millions de véhicules dans le monde, à cause de problèmes d'accélérateur. La situation au CanadaAu Canada, Toyota évoque « un rappel de sécurité volontaire » sur 3273 Prius 2010 et 309 Lexus HS250h. Environ 390 Camry 2010 vont aussi être rappelées pour un problème de direction assistée. Critiques Après la pluie de critiques du gouvernement américain la semaine dernière, au tour du gouvernement japonais de déplorer le comportement de Toyota à travers les nombreux rappels récemment annoncés. Mardi, le ministre japonais des Transports Seiji Maehara a reproché au PDG de Toyota, Akio Toyoda, la lenteur de l'entreprise à rappeler les véhicules hybrides touchés par un défaut du système de freinage. À l'issue d'une réunion entre les deux hommes, le ministre des Transports a précisé avoir dit au grand patron « que l'entreprise avait peut-être pris au début le problème des freins à la légère, sans tenir compte du point de vue des clients ». Toyota a reconnu avoir eu des indications d'un possible problème de freinage pour ses véhicules hybrides en décembre. Toutefois, le constructeur n'a reconnu publiquement ce problème que la semaine dernière. Toyota sous surveillance En plus d'inquiéter les automobilistes et les gouvernements, ce dernier rappel incite les agences de notations à s'interroger sur la santé financière de Toyota. Les coûts associés aux recours juridiques, aux réparations des défectuosités et surtout, aux pertes de ventes anticipées, pourraient affecter le bilan de l'entreprise. Après Fitch et Standard & Poor's, au tour de Moody's de menacer d'abaisser la note de la dette à long terme du constructeur automobile. La note de la dette de Toyota chez Moody's est actuellement de Aa1, la meilleure note possible. Une décote viendrait gonfler les coûts d'emprunt de Toyota. Rassurer les clients Pour tenter de rassurer les automobilistes à la suite de ce rappel de véhicules hybrides, le PDG de Toyota, Akio Toyoda, a promis mardi de se rendre rapidement aux États-Unis. Il a l'intention de parler de vive voix aux Américains, pour faire le point sur les rappels. Il promet d'ailleurs de « revitaliser un principe simple, mais puissant : que Toyota construirait les voitures de la plus haute qualité, les plus sûres et les plus fiables du monde ». Toyota a aussi fait paraître, dans plusieurs journaux nord-américains, des pages de publicité dans lesquelles l'entreprise fait le point sur le rappel des véhicules touchés par un problème d'accélérateur. Toyota soutient que les réparations vont bon train, et que la sécurité des consommateurs demeure sa « première priorité ». Le ministre japonais des Transports, Seiji Maehara, espère pour sa part que les rappels de Toyota ne nuiront pas aux relations entre le Japon et les États-Unis. Il soutient qu'un rappel « ne doit pas être perçu comme une mauvaise chose dans l'opinion publique. Cela doit au contraire montrer la responsabilité de l'entreprise concernée, à laquelle la décision appartient ». Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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Défauts en série chez Toyota (AFP)
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