Steve Jobs présente l'iPad
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AFP/Justin Sullivan
De la rumeur à la réalité. Le PDG d'Apple, Steve Jobs, a présenté mercredi, à San Francisco, une nouvelle tablette tactile baptisée « iPad ».
Le PDG de l'entreprise à la pomme, Steve Jobs, confirme des rumeurs insistantes en présentant l'« iPad », une tablette à écran tactile.
Sorte d'hybride entre le téléphone intelligent iPhone et l'ordinateur portable, ce produit représente « un produit vraiment magique et révolutionnaire », selon M. Jobs.
Outre un écran de près de 10 pouces, ce produit est doté d'un accès à Internet et présente un seul bouton central, ainsi qu'un clavier virtuel. Steve Jobs a vanté ses qualités pour lire des livres électroniques, jouer à des jeux ou regarder des vidéos, tout comme pour envoyer des courriels. Selon Apple, il disposera d'une autonomie de 10 heures.
Le modèle de base, avec 16 gigaoctets de mémoire, coûtera 499 $US. D'autres modèles offriront 32 ou 64 gigaoctets.
Les modèles avec une connexion sans fil devraient être disponibles d'ici 60 jours et ceux avec une connexion de type 3G (offerte par les opérateurs de téléphonie cellulaire), d'ici 90 jours. Aux États-Unis, un abonnement de 30 $US par mois sera offert avec AT&T pour télécharger des données de façon illimitée.
Reproduire le modèle des applications de l'iPhone
Apple mise aussi sur les applications développées par des tierces parties, comme pour l'iPhone.
Certaines entreprises ont déjà sauté dans le train, notamment le New York Times, qui va proposer une mise en page spécifique pour cette tablette. « Nous croyons avoir capturé l'essence de la lecture d'un journal », a déclaré Jennifer Brook, du quotidien.
De plus, l'entreprise va lancer une librairie virtuelle pour les livres électroniques, entrant en concurrence directe avec le Kindle d'Amazon. Apple dit avoir signé une entente avec cinq des plus gros éditeurs mondiaux, dont Pearson Penguin, News Corp, HarperCollins et Hachette.
Une place à trouver
Plusieurs tablettes ont été lancées dans la dernière décennie, mais sans succès. Apple devra trouver une place à ce produit aux côtés des téléphones intelligents, des télévisions et des ordinateurs.
Steve Jobs dit être conscient de ce défi. « La question s'est posée dernièrement s'il y a de la place pour une troisième catégorie entre les deux », a-t-il indiqué. Et de se justifier: « Ces appareils devront être bien meilleurs pour faire des choses vraiment importantes. Sinon, ils n'ont pas de raison d'être ».
Selon lui, l'iPad est « bien plus intime qu'un ordinateur portable et bien plus performant qu'un téléphone intelligent ».
Plusieurs observateurs en doutent, d'autres y voient la fin de l'ordinateur personnel tel qu'on le connaît. C'est le cas de Nicholas Carr, spécialiste des nouvelles technologies, qui voit en cette tablette un produit capable de « combler toutes les niches ».Des profits en hausse de 50 %
Lundi, Apple a dévoilé une augmentation de ses profits nets de 50 % au dernier trimestre, à 3,38 milliards de dollars américains. Elle a vendu 3,36 millions d'ordinateurs et 8,7 millions de téléphones intelligents iPhone. Il s'agit de hausses respectives de 33 % et de 100 %.
Toutefois, les ventes de baladeurs numériques iPod ont baissé de 8 %, à 21 millions d'unités.