Le président français Nicolas Sarkozy à Davos
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AFP/Fabrice Coffrini
La régulation de la finance et la reprise constituent les principaux thèmes du 40e Forum économique mondial de Davos, qualifié de grand-messe de l'économie mondiale.
Au premier jour du « conclave mondial de l'élite économique » en Suisse, banquiers et décideurs politiques s'opposent au sujet d'une réglementation renforcée du système bancaire.
Le président français Nicolas Sarkozy a donné le ton en prononçant le discours inaugural sur le thème des « dérives du capitalisme financier ». « La crise que nous traversons n'est pas une crise du capitalisme. C'est une crise de la dénaturation du capitalisme », a-t-il lancé.
Il a exprimé du même souffle sa volonté d'inscrire « la réforme du système monétaire international » à l'ordre du jour des rencontres du G8 et du G20 que la France présidera.
M. Sarkozy reprend ainsi le thème de « la réforme du capitalisme » qu'il évoquait déjà au coeur de la crise, en 2008.
La grogne des banquiers
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AFP/Éric Piermont
Quant aux banquiers, présents en grand nombre parmi les 2500 participants à Davos, ils se soulèvent contre les mesures prévues pour resserrer le contrôle de leur secteur.
Ceux-ci soutiennent qu'un durcissement des règles freinerait leur capacité à financer l'économie et la création d'emplois. Les décideurs politiques croient qu'il s'agit plutôt d'un assainissement indispensable pour, notamment, rétablir la confiance générale.
Le balancier vers plus de régulation « est peut-être allé trop loin », a noté le président de la Deutsche Bank, Josef Ackermann.
D'autres ont plutôt demandé un renforcement de cette régulation. « Les propositions d'Obama sur la régulation bancaire vont enfin dans la bonne direction [...], mais ce n'est pas suffisant », a estimé l'économiste Nouriel Roubini.
Il faut savoir que plusieurs gouvernements occidentaux veulent réglementer plus étroitement les institutions bancaires. Les banquiers reprochent à ces décideurs de se laisser inspirer par le « populisme » afin de se faire du capital politique.
Les mesures de Barack Obama dénoncées
Les banquiers dénoncent, entre autres, l'intention du président américain Barack Obama de limiter la taille des banques et leurs activités sur les marchés pour leur propre compte.
Les banquiers s'opposent aussi aux mesures visant à taxer les banques et à limiter leurs activités spéculatives, notamment aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France.
Haïti a aussi fait partie des débats. La directrice générale du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Ann Veneman, a lancé un appel aux participants d'y investir en évoquant une « opportunité énorme ». Elle a souhaité une aide plus rapide et plus importante, ainsi que des investissements à long terme pour le pays.