![]() Caisse de dépôt Moins de risques, plus de transparenceMise à jour le lundi 25 janvier 2010 à 18 h 35 Avant d'investir dans un véhicule financier, la Caisse de dépôt et placement du Québec s'assurera de le maîtriser en profondeur. C'est l'engagement que prend une fois de plus le PDG de la Caisse, Michael Sabia, dans une lettre publiée dans les journaux. M. Sabia affirme que le plan stratégique de l'institution sera dicté par le gros bon sens, la rigueur et la simplicité. Dix mois après avoir été nommé à tête de la Caisse de dépôt, Michael Sabia fait le point. D'entrée de jeu, le président et chef de la direction de l'institution souligne que la Caisse vient de vivre la période la plus difficile de son histoire, avec des pertes de 40 milliards de dollars en 2008. Depuis, l'équipe de direction a été complètement renouvelée afin d'adapter la Caisse à un environnement économique et financier profondément transformé. Les priorités Michael Sabia souhaite dans un premier temps « établir un nouveau modèle de collaboration » avec ses clients. La Caisse à l'intention d'agir afin de procurer « un rendement ajusté au risque et au passif » de ses déposants. L'institution veut également « jouer un rôle de leadership auprès de l'entreprise au Québec. La Caisse doit tirer profit de sa proximité avec le marché québécois pour investir dans des petites et moyennes entreprises prometteuses susceptibles de générer des rendements avantageux ». Finalement, la Caisse entend poursuivre l'amélioration de sa gestion du risque. Michael Sabia croit que le recentrage des activités de la Caisse va permettre d'assurer à long terme la pérennité des régimes de retraite et d'assurance dont les Québécois bénéficient. Le président et chef de la direction soutient que la Caisse est aujourd'hui en meilleure santé qu'au printemps dernier. Le plan d'action de Michael Sabia en mars 2009
Définir sa vision et rassurer Michel Nadeau, ancien vice-président de la Caisse de dépôt et placement, estime que cette sortie publique vise deux objectifs, le premier étant pour M. Sabia de définir sa vision en tant que nouveau dirigeant de la Caisse. Et ce, non sans écorcher la direction précédente, estime M. Nadeau. « Il dit « on va investir dans ce qu'on connaît » dorénavant. Or, ça veut dire qu'antérieurement on n'investissait pas dans ce qu'on connaissait », a-t-il déclaré à l'émission Maisonneuve en direct. Il faut tourner la page et rebâtir les valeurs de la caisse sur des attentes de risque beaucoup plus raisonnables, beaucoup moins exotiques. — Michel Nadeau, ancien vice-président de la Caisse Autre objectif, selon Michel Nadeau: préparer le terrain à des résultats sujets à critique pour 2009. « En voulant rassurer les gens à moyen et à long terme, [M. Sabia] les prépare en leur disant regardez 2008 a été très mauvais, 2009 ça va être un peu mieux », estime-t-il. Et d'ajouter que la performance du nouveau PDG de la Caisse ne pourra être évaluée qu'à partir des résultats de 2010.
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