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AFP/Shaun Curry
Shell annonce qu'elle transforme sa raffinerie dans l'Est de Montréal en terminal destiné à recevoir de l'essence.
La pétrolière veut transformer ses installations en terminal à essence et ne garder qu'une trentaine de ses 550 employés.
Cette décision va entraîner le licenciement de la majorité des 550 employés. Seule une trentaine d'entre eux devraient conserver leur emploi.
« C'est une décision difficile qui a été prise après mûre réflexion. Nous sommes conscients de son impact sur les employés et sur leurs familles, et nous nous engageons à leur apporter un soutien tout au long du processus », a soutenu le directeur général de la raffinerie de Shell à Montréal-Est, Christian Houle.
Du côté syndical, Daniel Cloutier, représentant national du SCEP, a évoqué « un coup très dur ». Il dit mal comprendre la décision de Shell de ne pas considérer les offres des acheteurs.
Shell soutient de son côté ne pas avoir reçu d'offres d'achat formelles, ajoutant avoir prolongé la période de mise en vente.
Vers une hausse du prix de l'essence, selon le syndicat
La raffinerie possède une capacité de traitement de 130 000 barils par jour. Selon Daniel Cloutier, cette fermeture pourrait entraîner une hausse du prix de l'essence. En effet, il estime que les autres raffineries du Québec ne pourront pas absorber tout le surplus de production, laissant un trou de 60 à 80 000 barils par jour. Conséquence, la province devra importer.
Après sa conversion, le terminal recevra diverses sortes d'essence et constituera un point de distribution.
Conséquence de la concurrence mondiale, estime le maire
Le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, s'est dit estomaqué. Mais il évoque « une décision mondiale », citant le fait que plusieurs raffineries en Asie possèdent une capacité de traitement de 800 000 barils par jour pour le même coût que la raffinerie montréalaise. Selon lui, Montréal-Est doit devenir moins dépendant de l'industrie pétrolière.
La raffinerie poursuivra ses activités jusqu'à nouvel ordre.
Shell exploite trois raffineries au Canada, les deux autres étant en Alberta et en Ontario. Elle emploie 8200 personnes au pays.