Une tempête qui a laissé des traces

Caisse de dépôt et placement du Québec Caisse de dépôt et placement du Québec   © PC/Ryan Remiorz

Depuis les difficultés de 2008 et de 2009, la Caisse de dépôt et placement du Québec a perdu 10 des 12 membres de son comité de direction depuis la démission de l'ex-pdg Henri-Paul Rousseau.

La Caisse de dépôt et placement du Québec aura finalement perdu plus des deux tiers de son comité de direction depuis la démission de l'ancien président-directeur général Henri-Paul Rousseau, comme l'annonçait Radio-Canada en février dernier.

L'arrivée du nouveau patron, Michael Sabia, a provoqué d'autres départs de cadres de haut niveau, sans compter deux vice-présidents qui sont en congé de maladie depuis plusieurs semaines.

Ainsi, 10 des 12 membres du comité de direction ont quitté ou sont en arrêt de travail. C'est le cas de Richard Guay et Fernand Perreault qui viennent tout juste de partir.

Les vice-présidents responsables des marchés boursiers, des fonds de couvertures, des affaires corporatives, des ressources humaines et de l'informatique ainsi que le stratégiste en chef ont aussi quitté la Caisse.

Suzan Kudzman, qui est responsable du risque, est en congé de maladie pour une période indéterminée. Pour sa part, Ghyslain Parent, chef de la direction financière, est aussi absent pour maladie depuis plusieurs semaines.

Seul Normand Provost, aux placements privés, et Philippe Thurbide, à la direction des placements, sont encore au travail à la Caisse sur les 12 vice-présidents qui étaient présents à l'époque d'Henri-Paul Rousseau.

Pour l'ancien numéro deux de la Caisse et actuel directeur général de l'Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques, Michel Nadeau, ces départs et absences provoquent une période de perturbation.

« Donc, dans ce contexte-là, l'entreprise ne prenant pas beaucoup de risques n'aura pas de bons résultats durant une certaine période de temps. » — Michel Nadeau

Après avoir perdu 40 milliards de dollars, la Caisse doit maintenant non seulement retrouver la rentabilité, mais aussi sa crédibilité. La nouvelle équipe de Michael Sabia n'aura probablement pas à subir un effondrement des marchés comme à l'automne 2008.

L'économie avec Gérald Fillion

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